L'homme est un animal politique : on ne peut pas être heureux seul
L'homme est un animal politique
Le bonheur humain se vit avec les autres, dans la communauté : la cité existe « en vue de bien vivre », et un homme seul ne peut pas être pleinement heureux.
Le bonheur se suffit à lui-même, et pour un être fait pour vivre avec les autres, cela inclut ses proches, ses amis et sa cité.
« L'homme est un animal politique : on ne peut pas être heureux seul » est un argument d'Aristote (Éthique à Nicomaque I, 7 (1097b) ; Politique I, 2 (1253a)) sur la question « Qu'est-ce que le bonheur ? » (réponse : une affaire de société). Sa thèse : Le bonheur humain se vit avec les autres, dans la communauté : la cité existe « en vue de bien vivre », et un homme seul ne peut pas être pleinement heureux. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 2 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Quand Aristote cherche ce qu'est le bonheur, il dit qu'il doit « se suffire à lui-même ». On pourrait croire que cela veut dire : vivre seul, sans rien devoir à personne. Il répond le contraire. Pour lui, l'être humain est fait pour vivre en communauté ; un bonheur qui se suffit, c'est donc un bonheur partagé avec ses parents, ses enfants, ses amis et ses concitoyens. Celui qui n'a besoin de personne n'est pas un sage au-dessus des autres : c'est « une bête ou un dieu ».
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, rien n'exclut qu'un être humain soit en fait un « dieu » qui n'a besoin de personne : l'ordinateur trouve alors un cas où l'on se suffit à soi-même sans vie commune.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Aristote lui-même (Éthique à Nicomaque X, 7) 350 av. J.-C. · attaque la prémisse 2Dans le dernier livre de l'Éthique, Aristote dit que la vie du sage qui contemple la vérité est la plus autosuffisante : l'homme juste a besoin de gens envers qui être juste, mais le sage peut contempler « même seul », peut-être mieux avec des collaborateurs, mais sans en dépendre. Le bonheur parfait semble donc le moins lié aux autres.
un défenseur répond
Dans le dernier livre de l'Éthique, Aristote dit que la vie du sage qui contemple la vérité est la plus autosuffisante : l'homme juste a besoin de gens envers qui être juste, mais le sage peut contempler « même seul », peut-être mieux avec des collaborateurs, mais sans en dépendre. Le bonheur parfait semble donc le moins lié aux autres.
Thomas Hobbes 1642 · attaque la prémisse 2Hobbes juge faux l'axiome que l'homme est « né pour la société » : les hommes se réunissent par accident, pour l'honneur ou l'utilité qu'ils y trouvent, non par amour naturel de leurs semblables. La cité n'est donc pas un fait de nature, mais une construction par accords.
sans réponse
Hobbes juge faux l'axiome que l'homme est « né pour la société » : les hommes se réunissent par accident, pour l'honneur ou l'utilité qu'ils y trouvent, non par amour naturel de leurs semblables. La cité n'est donc pas un fait de nature, mais une construction par accords.
Jean-Jacques Rousseau 1755 · attaque la prémisse 2Dans son Discours sur l'inégalité, Rousseau décrit l'homme à l'état de nature comme un être qui erre dans les forêts, sans besoin de ses semblables, et qui se suffit à lui-même. La sociabilité ne serait pas une donnée de la nature : elle viendrait avec l'histoire, le langage et les passions.
un défenseur répond
Dans son Discours sur l'inégalité, Rousseau décrit l'homme à l'état de nature comme un être qui erre dans les forêts, sans besoin de ses semblables, et qui se suffit à lui-même. La sociabilité ne serait pas une donnée de la nature : elle viendrait avec l'histoire, le langage et les passions.