Le cœur sans repos
Le vrai bonheur ne se trouve qu'en Dieu : « notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi ».
Tous les biens de cette vie peuvent se perdre malgré nous ; seul un bien éternel ne se perd pas, et notre désir de bonheur n'est pas vain.
« Le cœur sans repos » est un argument d'Augustin (Confessions I, 1 · IV, 9 · Le Libre Arbitre, II, 14) sur la question « Qu'est-ce que le bonheur ? » (réponse : en dieu). Sa thèse : Le vrai bonheur ne se trouve qu'en Dieu : « notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi ». Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P5). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Tout le monde veut être heureux : c'est le point de départ. Augustin a tout essayé (succès, plaisirs, amitié, philosophie) et a vu chaque bonheur menacé ou perdu, comme à la mort de son meilleur ami. Il en tire un raisonnement sur le bonheur lui-même : où peut-il se trouver, s'il doit être solide ?
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve un monde où tout le monde veut être heureux, où aucun bien de cette vie ne suffit, mais où le bonheur parfait n'est tout simplement pas possible : le cœur resterait inquiet pour toujours.
Objections
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SStoïciens, épicuriens, péripatéticiens attaque la prémisse 3Le sage peut être heureux dès cette vie, par ses propres forces : par la vertu, que rien d'extérieur ne peut lui ôter (stoïciens), ou par la tranquillité de l'âme et des plaisirs simples (épicuriens).
Augustin répond
Le sage peut être heureux dès cette vie, par ses propres forces : par la vertu, que rien d'extérieur ne peut lui ôter (stoïciens), ou par la tranquillité de l'âme et des plaisirs simples (épicuriens).
Nietzsche 1883 · attaque la conclusionChercher le bonheur dans un au-delà, c'est mépriser la seule vie que nous ayons. Il faut rester fidèle à la terre, et donner un sens à cette vie-ci plutôt que de la juger insuffisante.
sans réponse
Chercher le bonheur dans un au-delà, c'est mépriser la seule vie que nous ayons. Il faut rester fidèle à la terre, et donner un sens à cette vie-ci plutôt que de la juger insuffisante.
Freud 1927 · attaque la prémisse 5Désirer une chose ne prouve pas qu'elle existe. Une croyance née d'un désir profond (être consolé, protégé, comblé) est ce que Freud appelle une illusion : elle peut être vraie, mais le désir n'en est pas la preuve (L'Avenir d'une illusion).
sans réponse
Désirer une chose ne prouve pas qu'elle existe. Une croyance née d'un désir profond (être consolé, protégé, comblé) est ce que Freud appelle une illusion : elle peut être vraie, mais le désir n'en est pas la preuve (L'Avenir d'une illusion).