La liberté de penser et de dire
L'État doit régler les actes, et laisser chacun penser ce qu'il veut et dire ce qu'il pense.
On ne peut pas forcer quelqu'un à penser autrement : interdire de parler ne change pas les pensées, cela corrompt la bonne foi.
« La liberté de penser et de dire » est un argument de Baruch Spinoza (Traité théologico-politique, ch. 20) sur la question « Qu'est-ce qu'une société juste ? » (réponse : les libertés). Sa thèse : L'État doit régler les actes, et laisser chacun penser ce qu'il veut et dire ce qu'il pense. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P5). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 2 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
En 1670, dans un pays où l'on censure les livres, Spinoza publie sans nom d'auteur un plaidoyer pour la liberté de penser. Son argument ne repose pas sur des bons sentiments, mais sur ce qu'un État peut et ne peut pas obtenir des hommes.
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve un cas où la pensée est inaliénable, où le pacte ne porte que sur les actes, où l'État vise la liberté et où la censure nuit, mais où l'État n'est pas tenu de laisser parler.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Objection anticipée par Spinoza attaque la prémisse 4Les paroles peuvent blesser le pouvoir autant que les actes. Laisser tout dire, c'est laisser prêcher la révolte.
Spinoza répond
Les paroles peuvent blesser le pouvoir autant que les actes. Laisser tout dire, c'est laisser prêcher la révolte.
Hobbes 1651 · attaque la prémisse 2Hobbes accorde que la pensée intérieure reste libre. Mais parler, publier, enseigner sont des actes, et les actions des hommes naissent de leurs opinions. Pour garantir la paix, le souverain doit donc juger quelles opinions et doctrines peuvent être enseignées : les citoyens lui ont transféré ce droit (Léviathan, ch. 18).
Spinoza répond
Hobbes accorde que la pensée intérieure reste libre. Mais parler, publier, enseigner sont des actes, et les actions des hommes naissent de leurs opinions. Pour garantir la paix, le souverain doit donc juger quelles opinions et doctrines peuvent être enseignées : les citoyens lui ont transféré ce droit (Léviathan, ch. 18).
Locke 1689 · attaque la conclusionLa tolérance a une limite : ceux qui nient l'existence de Dieu ne doivent pas être tolérés, car les promesses, les contrats et les serments, liens de la société, n'ont aucune prise sur un athée.
sans réponse
La tolérance a une limite : ceux qui nient l'existence de Dieu ne doivent pas être tolérés, car les promesses, les contrats et les serments, liens de la société, n'ont aucune prise sur un athée.