Les droits ne viennent pas des ancêtres
Les droits des hommes reposent sur la raison. Chacun les reçoit à sa naissance comme être raisonnable, de Dieu et non de ses ancêtres, et aucune tradition ne peut les abolir.
Si l'ancienneté suffisait à rendre un usage juste, la traite des esclaves serait juste : les droits viennent donc de la raison.
« Les droits ne viennent pas des ancêtres » est un argument de Mary Wollstonecraft (Droits des hommes (réponse à Burke, 1790)) sur la question « Qu'est-ce qu'une société juste ? » (réponse : les droits naturels). Sa thèse : Les droits des hommes reposent sur la raison. Chacun les reçoit à sa naissance comme être raisonnable, de Dieu et non de ses ancêtres, et aucune tradition ne peut les abolir. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P3). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
En 1790, Edmund Burke attaque la Révolution française : les Anglais, dit-il, tiennent leurs libertés de leurs ancêtres, comme un héritage, et non de « droits de l'homme » abstraits. Moins d'un mois après, Wollstonecraft publie la première réponse. Sa méthode : prendre au sérieux le respect de la tradition et montrer où il mène.
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Sans la prémisse implicite : Sans P3, l'ordinateur trouve une situation où la coutume ne suffit pas (la traite le prouve) et où les droits ne reposent pas non plus sur la raison seule : ils pourraient venir d'autre chose, par exemple de la loi votée ou de l'utilité.
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Burke (Réflexions sur la Révolution de France) 1790 · attaque la prémisse 3Pour Burke, une coutume ne vaut pas seulement parce qu'elle est ancienne : les institutions héritées contiennent l'expérience de nombreuses générations, plus sûre que la raison d'un individu ou d'une assemblée. Il y a donc une troisième voie entre la coutume figée et la raison abstraite : réformer, mais prudemment, à partir de ce qui existe. « Un État qui n'a pas les moyens de changer n'a pas les moyens de se conserver. »
Wollstonecraft répond
Pour Burke, une coutume ne vaut pas seulement parce qu'elle est ancienne : les institutions héritées contiennent l'expérience de nombreuses générations, plus sûre que la raison d'un individu ou d'une assemblée. Il y a donc une troisième voie entre la coutume figée et la raison abstraite : réformer, mais prudemment, à partir de ce qui existe. « Un État qui n'a pas les moyens de changer n'a pas les moyens de se conserver. »
Bentham (les droits naturels, « absurdité montée sur des échasses ») 1816 · attaque la prémisse 3Il y a une troisième voie : les droits ne viennent ni des ancêtres ni d'une raison éternelle, mais des lois. Un droit est ce que la loi garantit, et une bonne loi est celle qui produit le plus de bonheur. Des droits « naturels et imprescriptibles » sont une absurdité rhétorique. Bentham l'écrit vers 1795 contre la Déclaration française ; le texte ne paraît qu'en 1816.
sans réponse
Il y a une troisième voie : les droits ne viennent ni des ancêtres ni d'une raison éternelle, mais des lois. Un droit est ce que la loi garantit, et une bonne loi est celle qui produit le plus de bonheur. Des droits « naturels et imprescriptibles » sont une absurdité rhétorique. Bentham l'écrit vers 1795 contre la Déclaration française ; le texte ne paraît qu'en 1816.