L'alchimie du bonheur : connaître et aimer Dieu
L'Alchimie du bonheur
Le vrai bonheur est la connaissance et l'amour de Dieu, la jouissance de Dieu.
Chaque faculté a son plaisir dans son objet ; celle de l'âme est de connaître, et son plus haut objet est Dieu, d'où son plus grand plaisir.
« L'alchimie du bonheur : connaître et aimer Dieu » est un argument d'Al-Ghazali (L'Alchimie du bonheur (Kimiya-yi sa'adat), vers 1105, chap. I, II et VIII) sur la question « Qu'est-ce que le bonheur ? » (réponse : en dieu). Sa thèse : Le vrai bonheur est la connaissance et l'amour de Dieu, la jouissance de Dieu. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P6). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 3 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Al-Ghazali écrit en persan un abrégé de sa grande somme, la Revivification des sciences de la religion. Il l'appelle L'Alchimie du bonheur : comme l'alchimiste voulait changer le plomb en or, il veut changer le cœur par la connaissance de soi, de Dieu, du monde et de l'au-delà. Son idée centrale est simple. Chaque faculté humaine a son plaisir propre dans l'objet pour lequel elle est faite : le désir dans son accomplissement, la colère dans la vengeance, l'oeil dans la beauté, l'oreille dans l'harmonie. La faculté la plus haute de l'âme est la connaissance de la vérité. Rien n'est plus haut que Dieu, donc son plaisir le plus grand est de connaître et d'aimer Dieu, et c'est là le bonheur.
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Sans la prémisse implicite : Sans P6, l'ordinateur trouve un monde où connaître Dieu donne bien le plus grand plaisir, durable, à la plus haute faculté, mais où le bonheur demande aussi autre chose, par exemple une vie bonne avec des amis et des biens extérieurs. Les prémisses restent vraies, pas la conclusion.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Aristote 330 av. J.-C. · attaque la prémisse 6Le bonheur est l'activité des meilleures facultés, mais il a aussi besoin de biens extérieurs : il est impossible, ou difficile, d'accomplir de belles actions sans les moyens nécessaires. Le bonheur ne se réduit pas à la seule activité de l'âme.
un défenseur répond
Le bonheur est l'activité des meilleures facultés, mais il a aussi besoin de biens extérieurs : il est impossible, ou difficile, d'accomplir de belles actions sans les moyens nécessaires. Le bonheur ne se réduit pas à la seule activité de l'âme.
Emmanuel Kant 1787 · attaque la prémisse 3La raison ne peut rien savoir de ce qui dépasse l'expérience possible. Kant dit qu'il a dû supprimer le savoir pour faire place à la croyance : on peut croire en Dieu, mais on ne peut pas le connaître au sens d'un savoir.
un défenseur répond
La raison ne peut rien savoir de ce qui dépasse l'expérience possible. Kant dit qu'il a dû supprimer le savoir pour faire place à la croyance : on peut croire en Dieu, mais on ne peut pas le connaître au sens d'un savoir.
Ludwig Feuerbach 1841 · attaque la conclusionLa connaissance que l'homme a de Dieu est la connaissance qu'il a de lui-même, de sa propre nature. Le plaisir que l'on dit trouver en Dieu est le plaisir que l'on prend aux qualités humaines, projetées sur un être imaginé.
un défenseur répond
La connaissance que l'homme a de Dieu est la connaissance qu'il a de lui-même, de sa propre nature. Le plaisir que l'on dit trouver en Dieu est le plaisir que l'on prend aux qualités humaines, projetées sur un être imaginé.