L'immortalité, postulat de la raison pratique
Le postulat de l'immortalité de l'âme
L'immortalité de l'âme est un postulat de la raison pratique.
La loi morale commande d'atteindre la sainteté, ce qui n'est possible que par un progrès sans fin, donc par une existence sans fin.
« L'immortalité, postulat de la raison pratique » est un argument de Kant (Critique de la raison pratique, 1788 (5:122-124)) sur la question « Faut-il avoir peur de la mort ? » (réponse : l'âme survit). Sa thèse : L'immortalité de l'âme est un postulat de la raison pratique. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Kant ne prétend pas prouver que l'âme survit. Il part de la morale : la loi morale nous demande d'être parfaitement bons, ce qu'aucun être humain ne peut devenir en une vie. Pour que l'exigence ne soit pas absurde, il faut pouvoir progresser sans fin, donc exister sans fin. L'immortalité n'est pas un savoir, c'est ce que la raison pratique doit supposer.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve un cas où la sainteté est possible, personne ne l'atteint à un moment donné, et pourtant aucun progrès sans fin n'est requis.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Kant lui-même (Critique de la raison pure) 1787 · attaque la conclusionDans la préface de la seconde édition, Kant écrit qu'il ne peut admettre Dieu, la liberté et l'immortalité pour les besoins de la morale qu'en retirant à la raison spéculative ses prétentions à des vues qui dépassent l'expérience. Il a dû supprimer le savoir pour faire place à la croyance. Dans la « Dialectique transcendantale », les paralogismes de la raison pure montrent aussi que les preuves de l'âme simple et immortelle ne sont pas valables. L'immortalité ne peut donc pas être connue.
Kant répond
Dans la préface de la seconde édition, Kant écrit qu'il ne peut admettre Dieu, la liberté et l'immortalité pour les besoins de la morale qu'en retirant à la raison spéculative ses prétentions à des vues qui dépassent l'expérience. Il a dû supprimer le savoir pour faire place à la croyance. Dans la « Dialectique transcendantale », les paralogismes de la raison pure montrent aussi que les preuves de l'âme simple et immortelle ne sont pas valables. L'immortalité ne peut donc pas être connue.
Ludwig Feuerbach 1841 · attaque la conclusionDans L'essence du christianisme, Feuerbach soutient que la croyance en l'immortalité personnelle est identique à la croyance en un Dieu personnel : les deux expriment le désir de l'homme de n'avoir plus de limites. Le postulat de Kant ne révèle donc pas une exigence de la raison, il met en forme un désir humain (voir l'argument « La religion, projection de l'homme »).
sans réponse
Dans L'essence du christianisme, Feuerbach soutient que la croyance en l'immortalité personnelle est identique à la croyance en un Dieu personnel : les deux expriment le désir de l'homme de n'avoir plus de limites. Le postulat de Kant ne révèle donc pas une exigence de la raison, il met en forme un désir humain (voir l'argument « La religion, projection de l'homme »).
Arthur Schopenhauer 1840 · attaque la prémisse 1Schopenhauer juge que l'obligation « inconditionnelle » de Kant cache des conditions : elle suppose quelqu'un qui récompense, une récompense, et l'immortalité de la personne récompensée. La morale de Kant serait une théologie déguisée, que ses postulats font apparaître au grand jour.
sans réponse
Schopenhauer juge que l'obligation « inconditionnelle » de Kant cache des conditions : elle suppose quelqu'un qui récompense, une récompense, et l'immortalité de la personne récompensée. La morale de Kant serait une théologie déguisée, que ses postulats font apparaître au grand jour.