L'eau : le faible vainc le fort
Le bien suprême est d'être comme l'eau : souple, utile à tous, à la place basse que la foule méprise, sans rivaliser. Celui qui ne lutte contre personne ne reçoit aucun blâme.
Le souple va avec la vie, le raide avec la mort, et l'eau, la plus faible des choses, vient à bout du plus dur.
« L'eau : le faible vainc le fort » est un argument de Lao Tseu (Tao te king, 8, 76 et 78) sur la question « Qu'est-ce que le bonheur ? » (réponse : la vertu et la sagesse). Sa thèse : Le bien suprême est d'être comme l'eau : souple, utile à tous, à la place basse que la foule méprise, sans rivaliser. Celui qui ne lutte contre personne ne reçoit aucun blâme. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Rien n'est plus mou que l'eau, et pourtant elle creuse les vallées et use la pierre. Le Tao te king en tire une manière de vivre : être souple, rester en bas, ne pas rivaliser. Le texte raisonne par images et par observations de la nature ; la forme P1, P2… → C est notre reconstruction, et elle rend visible un saut que la poésie cache.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve un cas où le souple l'emporte dans la nature, mais où cela ne dit rien de la meilleure façon de vivre pour un humain.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Hume 1739 · attaque la prémisse 4On ne peut pas tirer un « il faut » d'un « il est ». Que le souple l'emporte dans la nature, c'est un fait ; qu'il soit bon d'être souple, c'est un jugement de valeur, qui ne découle d'aucun fait. On peut ajouter que la nature montre aussi le contraire : le requin dur et fort survit très bien depuis des millions d'années.
sans réponse
On ne peut pas tirer un « il faut » d'un « il est ». Que le souple l'emporte dans la nature, c'est un fait ; qu'il soit bon d'être souple, c'est un jugement de valeur, qui ne découle d'aucun fait. On peut ajouter que la nature montre aussi le contraire : le requin dur et fort survit très bien depuis des millions d'années.
Nietzsche 1887 · attaque la conclusionFaire de la faiblesse une vertu est le mensonge des faibles : on appelle « humilité » sa peur et « douceur » son impuissance à se venger. Nietzsche vise la morale chrétienne, pas le Tao te king, mais l'objection porte : louer la place basse, n'est-ce pas consoler ceux qui n'ont pas le choix ?
Lao-tseu répond
Faire de la faiblesse une vertu est le mensonge des faibles : on appelle « humilité » sa peur et « douceur » son impuissance à se venger. Nietzsche vise la morale chrétienne, pas le Tao te king, mais l'objection porte : louer la place basse, n'est-ce pas consoler ceux qui n'ont pas le choix ?
LL'histoire de la Chine (unification par Qin) 221 av. J.-C. · attaque la prémisse 3En 221 av. J.-C., l'État le plus dur et le plus armé, Qin, avale tous les autres et unifie la Chine. Souvent, dans l'histoire, le fort l'emporte bel et bien sur le faible. Les exemples de l'eau et des plantes sont choisis, pas représentatifs.
sans réponse
En 221 av. J.-C., l'État le plus dur et le plus armé, Qin, avale tous les autres et unifie la Chine. Souvent, dans l'histoire, le fort l'emporte bel et bien sur le faible. Les exemples de l'eau et des plantes sont choisis, pas représentatifs.