Ou la Providence, ou les atomes
Dans les deux cas, il n'y a pas de raison de se troubler : la sérénité ne dépend pas de la réponse à la grande question.
Si une Providence gouverne, ce qui arrive sert le tout ; s'il n'y a que des atomes, cela arrivera quoi qu'on fasse.
« Ou la Providence, ou les atomes » est un argument de Marc Aurèle (Pensées IV, 3 ; VI, 10 ; IX, 39 ; X, 6 ; XII, 14) sur la question « La vie a-t-elle un sens ? » (réponse : un sens donné). Sa thèse : Dans les deux cas, il n'y a pas de raison de se troubler : la sérénité ne dépend pas de la réponse à la grande question. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P5). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Le monde a-t-il un ordre et un but, ou n'est-il qu'un mélange d'atomes dû au hasard ? Marc Aurèle croit à la Providence, mais il ne fait pas dépendre sa sérénité de cette croyance. Il examine les deux hypothèses et montre que, dans les deux cas, il n'y a pas de raison de se troubler.
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve un monde fait seulement d'atomes, où la mort arrivera quoi qu'on fasse, et où l'on a pourtant raison d'en être troublé.
Objections
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UUne objection tirée de ses propres notes attaque la prémisse 5Dans la branche « atomes », Marc Aurèle lui-même ne trouve pas la sérénité : il se demande pourquoi il voudrait rester dans un tel mélange dû au hasard (« cet affreux cloaque », dans la traduction française de 1876). Si tout n'est que hasard, la conclusion naturelle semble être le dégoût de vivre, pas la paix.
Marc Aurèle répond
Dans la branche « atomes », Marc Aurèle lui-même ne trouve pas la sérénité : il se demande pourquoi il voudrait rester dans un tel mélange dû au hasard (« cet affreux cloaque », dans la traduction française de 1876). Si tout n'est que hasard, la conclusion naturelle semble être le dégoût de vivre, pas la paix.
Nietzsche 1886 · attaque la prémisse 2La nature est prodigue, indifférente, sans intention, sans pitié ni justice. Les stoïciens ne lisent pas une Providence dans la nature : ils y projettent leur propre morale, puis prétendent l'y découvrir.
sans réponse
La nature est prodigue, indifférente, sans intention, sans pitié ni justice. Les stoïciens ne lisent pas une Providence dans la nature : ils y projettent leur propre morale, puis prétendent l'y découvrir.
Dostoïevski (Ivan Karamazov) 1880 · attaque la prémisse 3Même si la souffrance d'un enfant servait à l'harmonie du tout, cette harmonie ne vaudrait pas ses larmes. Que la partie souffre « pour le bien du tout » n'est pas une consolation, c'est un scandale.
sans réponse
Même si la souffrance d'un enfant servait à l'harmonie du tout, cette harmonie ne vaudrait pas ses larmes. Que la partie souffre « pour le bien du tout » n'est pas une consolation, c'est un scandale.