Philosopher, c'est apprendre à mourir
Apprendre à mourir
Penser sans cesse à la mort nous libère : toute la sagesse revient à nous apprendre à ne pas craindre de mourir.
La mort fait peur parce qu'elle est étrangère ; y penser sans cesse la rend familière et lui ôte son pouvoir.
« Philosopher, c'est apprendre à mourir » est un argument de Michel de Montaigne (Essais I, 20, « Que philosopher c'est apprendre à mourir », 1580) sur la question « Faut-il avoir peur de la mort ? » (réponse : rien à craindre). Sa thèse : Penser sans cesse à la mort nous libère : toute la sagesse revient à nous apprendre à ne pas craindre de mourir. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P2). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Montaigne reprend une formule de Cicéron, venue de Socrate : philosopher, c'est apprendre à mourir. Son idée est pratique. La mort fait peur surtout parce qu'elle nous est étrangère. Si nous la fréquentons par la pensée, elle perd son pouvoir, et nous cessons d'être esclaves de la peur. Mais le même Montaigne, plus tard, dira presque le contraire.
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Sans la prémisse implicite : Sans P2, l'ordinateur trouve quelqu'un qui pense tout le temps à sa mort, pour qui elle est devenue familière, qui en a pourtant toujours peur, et qui n'est donc pas libre.
Objections
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Montaigne lui-même, plus tard 1588 · attaque la conclusionDans le dernier livre des Essais, Montaigne écrit : « Nous troublons la vie par le soing de la mort, et la mort par le soing de la vie. » Se préparer à la mort gâche la vie.
sans réponse
Dans le dernier livre des Essais, Montaigne écrit : « Nous troublons la vie par le soing de la mort, et la mort par le soing de la vie. » Se préparer à la mort gâche la vie.
Spinoza 1677 · attaque la prémisse 3Penser à la mort, c'est la penser comme un mal, et connaître un mal ne produit que tristesse et crainte. L'homme libre, guidé par la raison, ne pense donc à aucune chose moins qu'à la mort ; sa sagesse est une méditation de la vie. Voir l'argument « Méditer la vie, pas la mort » (spinoza-mort).
sans réponse
Penser à la mort, c'est la penser comme un mal, et connaître un mal ne produit que tristesse et crainte. L'homme libre, guidé par la raison, ne pense donc à aucune chose moins qu'à la mort ; sa sagesse est une méditation de la vie. Voir l'argument « Méditer la vie, pas la mort » (spinoza-mort).