Le libre arbitre, une cause de soi ?
Le libre arbitre au sens fort n'existe pas. Mais le déterminisme non plus n'est qu'une image : il n'y a que des volontés fortes et faibles.
Être libre au sens fort, ce serait être cause de soi, et c'est contradictoire : il faudrait exister avant d'exister.
« Le libre arbitre, une cause de soi ? » est un argument de Nietzsche (Par-delà bien et mal, § 21) sur la question « Sommes-nous libres ? » (réponse : pas de libre arbitre). Sa thèse : Le libre arbitre au sens fort n'existe pas. Mais le déterminisme non plus n'est qu'une image : il n'y a que des volontés fortes et faibles. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), la conclusion suit bien de ses 2 prémisses. AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Nietzsche attaque le « libre arbitre » au sens fort, celui qui ferait de nous les seuls responsables de tout ce que nous sommes.
clique sur une prémisse pour la rejeter
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Les compatibilistes (Hume et ses héritiers) attaque la prémisse 1La liberté n'exige pas d'être cause de soi : être libre, c'est pouvoir agir selon sa volonté, sans contrainte extérieure. Ce sens-là survit à l'argument.
sans réponse
La liberté n'exige pas d'être cause de soi : être libre, c'est pouvoir agir selon sa volonté, sans contrainte extérieure. Ce sens-là survit à l'argument.
Kant attaque la prémisse 2La liberté ne se situe pas dans la chaîne des causes naturelles : elle est connue par la loi morale, qui suppose que nous pouvons agir autrement. L'argument ne vaut que dans l'ordre de la nature.
sans réponse
La liberté ne se situe pas dans la chaîne des causes naturelles : elle est connue par la loi morale, qui suppose que nous pouvons agir autrement. L'argument ne vaut que dans l'ordre de la nature.