Toutes choses sont nombres (les pythagoriciens)
Les éléments des nombres sont les éléments de toutes choses, et le monde entier est un nombre ou une proportion.
Les gammes musicales reposent sur des nombres, qui ressemblent plus à ce qui est que le feu ou l'eau : tout serait nombre.
« Toutes choses sont nombres (les pythagoriciens) » est un argument de Pythagore (Aristote, Métaphysique A 5 (985b-986a), à propos des pythagoriciens) sur la question « Peut-on être certain de quelque chose ? » (réponse : oui, par la raison). Sa thèse : Les éléments des nombres sont les éléments de toutes choses, et le monde entier est un nombre ou une proportion. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Pythagore n'a laissé aucun écrit certain, et Aristote attribue cette thèse aux « pythagoriciens » (« ceux qu'on appelle pythagoriciens »), jamais à Pythagore lui-même. Nous ne savons pas ce qui revient au maître. L'argument ci-dessous est celui qu'Aristote leur prête, environ 150 ans après la mort de Pythagore ; il écrit « ils croyaient voir », « ils ont supposé » : ce sont des impressions rapportées, pas des preuves données par eux. Classement : aucune de nos questions ne demande « de quoi le monde est-il fait ? ». Nous le rangeons dans « Oui, par la raison », parce que le raisonnement part des mathématiques (la raison) plutôt que des sens. Ce n'est pas une prise de position de Pythagore sur la certitude.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve un cas où la musique repose sur des nombres, où les nombres ressemblent aux choses et sont premiers, et où pourtant les choses ne sont pas faites de nombres : les nombres décrivent le monde sans en être la matière.
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Aristote (qui rapporte la thèse) 340 av. J.-C. · attaque la conclusionLes pythagoriciens construisent des corps naturels, qui ont de la pesanteur et de la légèreté, avec des nombres qui n'en ont pas. Ils paraissent donc parler d'un autre ciel et d'autres corps, pas de ceux que nous percevons. Un nombre ne pèse rien : comment en faire quelque chose qui pèse ?
sans réponse
Les pythagoriciens construisent des corps naturels, qui ont de la pesanteur et de la légèreté, avec des nombres qui n'en ont pas. Ils paraissent donc parler d'un autre ciel et d'autres corps, pas de ceux que nous percevons. Un nombre ne pèse rien : comment en faire quelque chose qui pèse ?
Aristote (qui rapporte la thèse) 340 av. J.-C. · attaque la prémisse 4Les pythagoriciens définissent à la légère : ils prennent la première chose à laquelle une définition convient pour l'essence de la chose. C'est comme croire que « double » et « deux » sont la même chose, parce que deux est le premier nombre qui est double d'un autre. Appliqué ici, c'est le même geste : prendre ce qui vient en premier, ou ce qui ressemble, pour ce que la chose est.
sans réponse
Les pythagoriciens définissent à la légère : ils prennent la première chose à laquelle une définition convient pour l'essence de la chose. C'est comme croire que « double » et « deux » sont la même chose, parce que deux est le premier nombre qui est double d'un autre. Appliqué ici, c'est le même geste : prendre ce qui vient en premier, ou ce qui ressemble, pour ce que la chose est.