Le sujet d'une vie : les animaux ont des droits, pas seulement des intérêts
Les droits des animaux ; sujet d'une vie ; valeur inhérente
Ces usages des animaux violent leur droit au respect : ils sont moralement mauvais et doivent prendre fin, et pas seulement être réformés.
Les animaux sujets d'une vie ont une valeur propre, et on ne doit jamais les traiter comme de simples ressources.
« Le sujet d'une vie : les animaux ont des droits, pas seulement des intérêts » est un argument de Tom Regan (Regan, « The Case for Animal Rights », 1985 ; The Case for Animal Rights, 1983, 1983) sur la question « Les animaux comptent-ils autant que nous ? » (réponse : ils ont des droits). Sa thèse : Ces usages des animaux violent leur droit au respect : ils sont moralement mauvais et doivent prendre fin, et pas seulement être réformés. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 4 objections, dont 4 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Peter Singer demande qu'on compte la souffrance des animaux. Tom Regan va plus loin, et d'une autre manière. Il pense que ce n'est pas assez de peser des plaisirs et des peines, car on peut toujours trouver un calcul qui justifie de sacrifier quelqu'un. Il regarde ce qu'est un animal : beaucoup de mammifères voient, entendent, croient, désirent, se souviennent, prévoient, et ce qui leur arrive compte pour eux. Regan les appelle des « sujets d'une vie ». Un sujet d'une vie n'est pas un récipient à plaisir : c'est un individu, qui a une valeur en lui-même, la même que n'importe quel autre sujet d'une vie, et qu'on n'a pas le droit de traiter comme un simple moyen au service des autres. Il en conclut qu'il ne faut pas rendre l'élevage plus doux : il faut y mettre fin.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve un monde où les animaux ont des droits mais où nos pratiques actuelles ne les traitent pas comme des ressources : il n'y aurait alors rien à abolir.
Objections
4Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
JJan Narveson 1987 · attaque la prémisse 3Résumé : Narveson défend le contractualisme. Les droits naissent d'un accord entre des êtres raisonnables, qui se promettent de respecter les intérêts les uns des autres parce que chacun y gagne. Un animal ne peut pas conclure d'accord ni en respecter les règles : il n'a donc pas de droits, et nous ne lui devons pas ce que Regan exige. On peut être bon avec les animaux par sympathie, mais ce n'est pas un devoir de justice. Narveson qualifie Regan de « radical aux yeux étoilés ».
un défenseur répond
Résumé : Narveson défend le contractualisme. Les droits naissent d'un accord entre des êtres raisonnables, qui se promettent de respecter les intérêts les uns des autres parce que chacun y gagne. Un animal ne peut pas conclure d'accord ni en respecter les règles : il n'a donc pas de droits, et nous ne lui devons pas ce que Regan exige. On peut être bon avec les animaux par sympathie, mais ce n'est pas un devoir de justice. Narveson qualifie Regan de « radical aux yeux étoilés ».
Peter Singer (position de 1974) 1974 · attaque la prémisse 3Singer soutient qu'on n'a pas besoin de droits pour condamner ce qu'on fait aux animaux. Il suffit de compter leurs intérêts : élever et tuer des animaux pour le plaisir de manger, c'est sacrifier leurs intérêts les plus importants à nos intérêts les plus futiles. Cette position, formulée avant le livre de Regan, rend selon lui les droits inutiles pour la pratique.
Regan répond
Singer soutient qu'on n'a pas besoin de droits pour condamner ce qu'on fait aux animaux. Il suffit de compter leurs intérêts : élever et tuer des animaux pour le plaisir de manger, c'est sacrifier leurs intérêts les plus importants à nos intérêts les plus futiles. Cette position, formulée avant le livre de Regan, rend selon lui les droits inutiles pour la pratique.
RR. G. Frey 1987 · attaque la prémisse 2Frey conteste que toutes les vies aient la même valeur. Selon lui, la valeur d'une vie dépend de sa qualité, de sa richesse, de ses possibilités. Un humain gravement handicapé ou très atteint par la démence mène une vie moins riche que celle d'un adulte normal, et il n'y a pas de raison de faire semblant du contraire.
Regan répond
Frey conteste que toutes les vies aient la même valeur. Selon lui, la valeur d'une vie dépend de sa qualité, de sa richesse, de ses possibilités. Un humain gravement handicapé ou très atteint par la démence mène une vie moins riche que celle d'un adulte normal, et il n'y a pas de raison de faire semblant du contraire.
Peter Singer 1985 · attaque la conclusionSinger dénonce une incohérence chez Regan, avec le cas du canot de sauvetage. Dans un canot où il manque de place, Regan accepte de jeter un chien à l'eau plutôt qu'un humain. Alors, dit Singer, il devrait aussi accepter d'expérimenter sur un chien malade pour sauver des humains atteints de la même maladie. Et s'il l'accepte dans ce cas, il ne peut plus s'opposer à toute expérimentation animale.
Regan répond
Singer dénonce une incohérence chez Regan, avec le cas du canot de sauvetage. Dans un canot où il manque de place, Regan accepte de jeter un chien à l'eau plutôt qu'un humain. Alors, dit Singer, il devrait aussi accepter d'expérimenter sur un chien malade pour sauver des humains atteints de la même maladie. Et s'il l'accepte dans ce cas, il ne peut plus s'opposer à toute expérimentation animale.