La mort : un sommeil ou un voyage
Le dilemme de Socrate sur la mort
Dans les deux cas, la mort n'est pas un mal pour l'homme de bien, et l'on peut espérer devant elle.
La mort est soit un sommeil sans rêve, soit un voyage vers les morts : dans les deux cas, c'est un bien, pas un mal.
« La mort : un sommeil ou un voyage » est un argument de Socrate (Platon, Apologie de Socrate, 40c-41c (Socrate selon Platon), 399 av. J.-C.) sur la question « Faut-il avoir peur de la mort ? » (réponse : rien à craindre). Sa thèse : Dans les deux cas, la mort n'est pas un mal pour l'homme de bien, et l'on peut espérer devant elle. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Au procès, Socrate dit à ses juges qu'il a bon espoir devant la mort, et il le justifie par un dilemme. Il ne prétend pas savoir ce qu'est la mort : il examine les deux possibilités qu'il voit. Dans les deux cas, dit-il, la mort est un bien, ou au moins pas un mal. Ces mots sont ceux que Platon prête à Socrate.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve une situation où la mort est un gain (un sommeil) et reste pourtant un mal, par exemple parce qu'elle prive de ce qu'on aimait.
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
OObjection classique : le dilemme est-il complet ? attaque la prémisse 1Il existe une troisième possibilité : une survie malheureuse, par exemple un châtiment des fautes dans l'au-delà. Si cette possibilité n'est pas exclue, le dilemme est faux et la mort peut être un mal. Socrate répond en partie d'avance : il parle de l'homme de bien, pour qui il n'y a pas de mal possible, ni dans la vie ni après la mort.
sans réponse
Il existe une troisième possibilité : une survie malheureuse, par exemple un châtiment des fautes dans l'au-delà. Si cette possibilité n'est pas exclue, le dilemme est faux et la mort peut être un mal. Socrate répond en partie d'avance : il parle de l'homme de bien, pour qui il n'y a pas de mal possible, ni dans la vie ni après la mort.
Épicure attaque la prémisse 2Épicure irait plus loin que Socrate sur le premier cas. Pour lui, la mort n'est même pas un gain : elle n'est rien pour nous, car tant que nous sommes là elle n'y est pas, et quand elle est là nous n'y sommes plus. Notre lecture : le « gain » du sommeil suppose encore de comparer des états, alors qu'il n'y a plus personne pour les comparer. L'argument d'Épicure fait l'objet d'une fiche séparée.
sans réponse
Épicure irait plus loin que Socrate sur le premier cas. Pour lui, la mort n'est même pas un gain : elle n'est rien pour nous, car tant que nous sommes là elle n'y est pas, et quand elle est là nous n'y sommes plus. Notre lecture : le « gain » du sommeil suppose encore de comparer des états, alors qu'il n'y a plus personne pour les comparer. L'argument d'Épicure fait l'objet d'une fiche séparée.