Simone de Beauvoir
On ne naît pas femme : on le devient.
L'amour authentique est la reconnaissance de deux libertés, pas une démission
L'amour de la femme qui se perd en l'homme est une démission et non un amour authentique. Le jour où la femme pourra aimer « dans sa force et non dans sa faiblesse », l'amour deviendra pour elle, comme pour l'homme, source de vie et non mortel danger.
Celle qui se perd dans l'homme pour se sauver échoue : il faut que deux libertés se reconnaissent, sans que l'une s'abandonne.
Dans « La femme amoureuse », Beauvoir décrit une amoureuse qui met tout ce qu'elle est au service d'un homme. Elle fait de lui un dieu : il est « divin » s'il dit oui, « mesquin » s'il dit non, et il ne peut jamais être simplement un homme. Elle ne garde plus rien pour elle : elle se perd en lui pour se trouver, dit Beauvoir, et le résultat est qu'elle s'y perd pour de bon. Beauvoir n'appelle pas cela de l'amour, mais une démission. Un amour authentique, écrit-elle, reposerait sur la reconnaissance réciproque de deux libertés. Attention : elle décrit l'amour de son époque, dans une société où les femmes n'avaient guère d'autre moyen de se justifier que par un homme. Elle ne condamne pas l'amour, elle dit comment il pourrait devenir « source de vie et non mortel danger ».
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve un monde où une personne se subordonne entièrement à une autre, fait d'elle un absolu, et où pourtant cela reste un amour authentique : par exemple si elle choisissait librement, en connaissance de cause, de se dévouer ainsi.
Objections
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Jean-Paul Sartre 1943 · attaque la prémisse 4Dans L'Être et le Néant, Sartre décrit les amants comme deux libertés dont chacune veut se faire aimer par l'autre. Il y voit une contradiction : chacun est captif de l'autre en tant qu'il veut se faire aimer par lui, et en même temps exige de l'autre un amour qui ne se réduise pas au projet d'être aimé. Si c'est la structure de l'amour, deux libertés peuvent s'aimer, mais pas se reconnaître sans conflit.
sans réponse
Dans L'Être et le Néant, Sartre décrit les amants comme deux libertés dont chacune veut se faire aimer par l'autre. Il y voit une contradiction : chacun est captif de l'autre en tant qu'il veut se faire aimer par lui, et en même temps exige de l'autre un amour qui ne se réduise pas au projet d'être aimé. Si c'est la structure de l'amour, deux libertés peuvent s'aimer, mais pas se reconnaître sans conflit.
SShulamith Firestone 1970 · attaque la conclusionDans The Dialectic of Sex (1970), au chapitre « Love », Firestone reprend l'analyse de Beauvoir : l'amour est au cœur de l'oppression des femmes. Mais elle n'en tire pas que les femmes doivent simplement aimer autrement. Pour elle, l'amour est faussé tant que les deux sexes ne sont pas égaux, et le changement doit être celui de la société, pas seulement celui du comportement de chacune. Résumé de sa thèse : nous n'avons pas pu lire le texte.
sans réponse
Dans The Dialectic of Sex (1970), au chapitre « Love », Firestone reprend l'analyse de Beauvoir : l'amour est au cœur de l'oppression des femmes. Mais elle n'en tire pas que les femmes doivent simplement aimer autrement. Pour elle, l'amour est faussé tant que les deux sexes ne sont pas égaux, et le changement doit être celui de la société, pas seulement celui du comportement de chacune. Résumé de sa thèse : nous n'avons pas pu lire le texte.
bbell hooks 2000 · attaque la conclusionDans All About Love (2000), hooks traite l'amour comme une pratique que tous peuvent apprendre, hommes et femmes : soin, respect, engagement, confiance, honnêteté. Dans cette vision, l'amour et la domination ne vont pas ensemble, et il n'y a pas à choisir entre se donner et s'affirmer. Elle voit chez les deux sexes la même confusion entre l'amour et le contrôle ou le sacrifice. Résumé de sa thèse : nous n'avons pas pu lire le texte.
sans réponse
Dans All About Love (2000), hooks traite l'amour comme une pratique que tous peuvent apprendre, hommes et femmes : soin, respect, engagement, confiance, honnêteté. Dans cette vision, l'amour et la domination ne vont pas ensemble, et il n'y a pas à choisir entre se donner et s'affirmer. Elle voit chez les deux sexes la même confusion entre l'amour et le contrôle ou le sacrifice. Résumé de sa thèse : nous n'avons pas pu lire le texte.