Bernard Mandeville
Une société prospère vit des passions que la morale condamne : vices privés, bénéfices publics.
Sa vie
Médecin et écrivain d'origine néerlandaise (vers 1670-1733), installé à Londres. Sa fable en vers sur une ruche prospère grâce aux vices de ses abeilles, devenue La Fable des abeilles, a scandalisé son époque. Il y soutient que l'égoïsme, le luxe et l'orgueil font tourner l'économie et que la vertu seule ne ferait pas vivre une nation. Il compte pour les questions sur la morale et la justice.
Ses œuvres
Version augmentée de la fable : « vices privés, bénéfices publics ».
Le poème en vers où des abeilles prospères perdent leur richesse en devenant vertueuses.
Explique l'honneur comme un produit de l'orgueil et de la vie en société.
Ce qu'il a écrit
« Ainsi chaque partie était pleine de vices, et pourtant l'ensemble était un paradis. »
« Fraude, luxe et orgueil doivent vivre, tant que nous en recevons les bienfaits. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveLa vertu morale a été inventée par des politiques habiles qui flattaient les gens pour les rendre gouvernables ; ce n'est pas un fait de nature.
Mandeville, Enquiry into the Origin of Moral Virtue, dans La Fable des abeilles (1714)
Les hommes sont gouvernés par l'amour de soi et l'orgueil, non par une bienveillance naturelle.
Mandeville, La Fable des abeilles (1714, éd. augmentée 1723)