Bertrand Russell
Clarifier la pensée par la logique, douter des dogmes.
Idées reçues
Russell était athée.
Quand Copleston lui demande s'il pense pouvoir prouver que Dieu n'existe pas, il répond non : « ma position est agnostique ». Mais il ne voit aucune raison de croire aux dogmes de la théologie. Dans une brochure de 1947 (pas encore dans notre corpus), il explique qu'il se dit agnostique devant des philosophes, mais qu'on peut le dire athée dans le langage courant.
La théière de Russell prouve que Dieu n'existe pas.
Elle ne prouve rien sur Dieu : elle porte sur la charge de la preuve. Ne pas pouvoir réfuter une affirmation ne donne aucune raison d'y croire. Et ce texte de 1952 n'a jamais été publié de son vivant (paru en 1997).
L'histoire du poulet qu'on nourrit chaque jour avant de lui tordre le cou est de Hume.
Elle est de Russell, dans les Problèmes de philosophie (1912). Hume pose le problème de l'induction, mais sans ce poulet.
Pour Russell, la philosophie ne sert à rien, puisqu'elle ne trouve jamais de réponses.
Il dit le contraire : la valeur de la philosophie tient justement à son incertitude. Elle élargit nos pensées, nous libère de la « tyrannie de la coutume » et nous rend « citoyens de l'univers ».