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PhilosophesBertrand Russell

Bertrand Russell

Clarifier la pensée par la logique, douter des dogmes.

Philosophie analytique · Empirisme1872 – 1970 Royaume-UniLogicienPhilosophe analytiqueCritique de la religionMilitant pacifiste
I should say that the universe is just there, and that's all.
Je dirais que l'univers est là, tout simplement, et c'est tout.
Vérifiée mot pour mot
Philosophy is to be studied, not for the sake of any definite answers to its questions, since no definite answers can, as a rule, be known to be true, but rather for the sake of the questions themselves
La philosophie doit être étudiée, non pour obtenir des réponses précises à ses questions, car en règle générale on ne peut savoir d'aucune réponse précise qu'elle est vraie, mais pour les questions elles-mêmes.
Vérifiée mot pour mot
A good world needs knowledge, kindliness, and courage
Un monde bon a besoin de savoir, de bonté et de courage.
Vérifiée mot pour mot
Many orthodox people speak as though it were the business of sceptics to disprove received dogmas rather than of dogmatists to prove them.
Beaucoup de gens orthodoxes parlent comme si c'était aux sceptiques de réfuter les dogmes reçus, plutôt qu'aux dogmatiques de les prouver.
Vérifiée mot pour mot
The man who has fed the chicken every day throughout its life at last wrings its neck instead
L'homme qui a nourri le poulet tous les jours de sa vie finit par lui tordre le cou.
Vérifiée mot pour mot

Idées reçues

À nuancer
Russell était athée.

Quand Copleston lui demande s'il pense pouvoir prouver que Dieu n'existe pas, il répond non : « ma position est agnostique ». Mais il ne voit aucune raison de croire aux dogmes de la théologie. Dans une brochure de 1947 (pas encore dans notre corpus), il explique qu'il se dit agnostique devant des philosophes, mais qu'on peut le dire athée dans le langage courant.

Faux
La théière de Russell prouve que Dieu n'existe pas.

Elle ne prouve rien sur Dieu : elle porte sur la charge de la preuve. Ne pas pouvoir réfuter une affirmation ne donne aucune raison d'y croire. Et ce texte de 1952 n'a jamais été publié de son vivant (paru en 1997).

Faux
L'histoire du poulet qu'on nourrit chaque jour avant de lui tordre le cou est de Hume.

Elle est de Russell, dans les Problèmes de philosophie (1912). Hume pose le problème de l'induction, mais sans ce poulet.

Faux
Pour Russell, la philosophie ne sert à rien, puisqu'elle ne trouve jamais de réponses.

Il dit le contraire : la valeur de la philosophie tient justement à son incertitude. Elle élargit nos pensées, nous libère de la « tyrannie de la coutume » et nous rend « citoyens de l'univers ».