La maternité n'est pas un destin : elle doit être un choix libre
La maternité choisie ; la femme n'est pas sa fonction de mère
La maternité ne doit pas être un destin imposé aux femmes, mais un choix libre, avec la contraception et l'avortement ; et une femme n'est pas définie par sa fonction de mère.
Aucun instinct ne destine la femme à être mère ; ce qui engage toute une vie sans être un destin naturel doit être un choix libre.
« La maternité n'est pas un destin : elle doit être un choix libre » est un argument de Simone de Beauvoir (Le Deuxième Sexe, tome II, ch. « La mère » (1949), 1949) sur la question « Faut-il faire des enfants ? » (réponse : ni devoir ni faute). Sa thèse : La maternité ne doit pas être un destin imposé aux femmes, mais un choix libre, avec la contraception et l'avortement ; et une femme n'est pas définie par sa fonction de mère. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P5). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Dans « La mère », Beauvoir ne dit pas qu'il ne faut pas avoir d'enfants. Elle dit que la société a fait de la maternité une obligation qui pèse sur les femmes seules, et qu'on ne peut parler de maternité libre que si les femmes décident de la vivre : ce qui suppose la contraception et l'avortement, interdits en France en 1949. Les deux premières prémisses sont dans notre corpus (chapitre « Enfance »). Les deux suivantes viennent du chapitre « La mère », qui n'est pas libre en ligne : nous le résumons sans le citer.
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve une situation où tout est vrai (pas d'instinct, une destinée engagée, la liberté demande la contraception) et où pourtant la société peut légitimement imposer la maternité, par exemple pour sa survie.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Mencius 300 av. J.-C. · attaque la conclusionParmi les fautes contre la piété filiale, ne pas avoir de descendance est la plus grave : avoir un enfant est un devoir envers ses parents et ses ancêtres. Ce n'est donc pas un simple choix personnel.
sans réponse
Parmi les fautes contre la piété filiale, ne pas avoir de descendance est la plus grave : avoir un enfant est un devoir envers ses parents et ses ancêtres. Ce n'est donc pas un simple choix personnel.
SSara Ruddick 1989 · attaque la prémisse 4Élever des enfants est une pratique qui forme une pensée particulière (l'attention protectrice, le souci de la croissance de l'enfant), et qui mérite d'être reconnue et valorisée, y compris en politique. Beauvoir passe à côté de cette valeur si elle ne voit dans la maternité qu'une aliénation. Pour Ruddick, cette pratique n'est pas réservée aux femmes : un homme peut aussi l'exercer.
sans réponse
Élever des enfants est une pratique qui forme une pensée particulière (l'attention protectrice, le souci de la croissance de l'enfant), et qui mérite d'être reconnue et valorisée, y compris en politique. Beauvoir passe à côté de cette valeur si elle ne voit dans la maternité qu'une aliénation. Pour Ruddick, cette pratique n'est pas réservée aux femmes : un homme peut aussi l'exercer.
Hans Jonas 1979 · attaque la conclusionIl existe une responsabilité envers l'avenir de l'humanité : que des êtres humains continuent d'exister est la première exigence. Jonas donne la relation du parent à l'enfant comme modèle de la responsabilité. Si personne ne fait d'enfants, l'humanité s'éteint : la procréation ne peut donc pas être qu'une affaire de choix individuel.
sans réponse
Il existe une responsabilité envers l'avenir de l'humanité : que des êtres humains continuent d'exister est la première exigence. Jonas donne la relation du parent à l'enfant comme modèle de la responsabilité. Si personne ne fait d'enfants, l'humanité s'éteint : la procréation ne peut donc pas être qu'une affaire de choix individuel.