Ne veux que ce qui dépend de toi
Ce qui dépend de nous, ce qui n'en dépend pas
Le bonheur consiste à ne vouloir que ce qui dépend de nous : c'est ce qui donne seul liberté et bonheur.
Ce qui ne dépend pas de nous peut toujours nous être pris ; ne tenir pour sien que ce qui est à soi, c'est ne plus être entravé.
« Ne veux que ce qui dépend de toi » est un argument d'Épictète (Manuel, 1 et 5 (selon Arrien, vers 125), 125) sur la question « Qu'est-ce que le bonheur ? » (réponse : la vertu et la sagesse). Sa thèse : Le bonheur consiste à ne vouloir que ce qui dépend de nous : c'est ce qui donne seul liberté et bonheur. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4, P5). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Épictète était esclave : son maître pouvait le battre, le vendre, tout lui prendre. Il en tire une règle simple. Sépare ce qui dépend de toi (ce que tu juges, ce que tu veux, ce que tu refuses) de ce qui n'en dépend pas (ton corps, tes biens, ta réputation). Si tu ne veux que le premier, personne ne peut t'empêcher d'avoir ce que tu veux. Le bonheur est là. Note : Épictète n'a rien écrit ; le Manuel est son enseignement mis par écrit par Arrien.
clique sur une prémisse pour la rejeter
Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve quelqu'un qui ne veut que ce qui dépend de lui, que rien n'entrave, et qui n'est pourtant pas heureux (il manque d'amis, de santé, de ressources).
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Pascal (rapportant l'entretien avec M. de Sacy) 1655 · attaque la conclusionÉpictète a bien compris ce qu'on doit, mais il se perd dans la présomption de ce qu'on peut : il croit que l'homme a en son pouvoir les moyens de se rendre parfait et heureux. Pascal parle d'une « superbe diabolique » : l'homme ne peut pas, seul, guérir tous ses vices.
sans réponse
Épictète a bien compris ce qu'on doit, mais il se perd dans la présomption de ce qu'on peut : il croit que l'homme a en son pouvoir les moyens de se rendre parfait et heureux. Pascal parle d'une « superbe diabolique » : l'homme ne peut pas, seul, guérir tous ses vices.
Aristote 330 av. J.-C. · attaque la prémisse 4Le bonheur demande aussi des biens extérieurs : il est impossible, ou au moins très difficile, de bien agir quand on est entièrement dépourvu de ressources. Etre libre de ses jugements ne suffit donc pas.
sans réponse
Le bonheur demande aussi des biens extérieurs : il est impossible, ou au moins très difficile, de bien agir quand on est entièrement dépourvu de ressources. Etre libre de ses jugements ne suffit donc pas.