Le moulin : la perception n'est pas une machine
La perception ne s'explique pas mécaniquement : il faut la chercher dans la substance simple, et non dans la machine.
Si l'on entrait dans une machine pensante agrandie, on n'y verrait que des pièces qui se poussent, jamais une perception.
« Le moulin : la perception n'est pas une machine » est un argument de Gottfried Wilhelm Leibniz (Monadologie, 17) sur la question « L'esprit est-il le cerveau ? » (réponse : l'esprit n'est pas matière). Sa thèse : La perception ne s'explique pas mécaniquement : il faut la chercher dans la substance simple, et non dans la machine. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P2). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Imaginez une machine qui pense et qui sent, agrandie jusqu'à pouvoir y entrer comme dans un moulin. Qu'y verriez-vous ? Des pièces qui se poussent, jamais une perception. Cette expérience de pensée de 1714 est souvent citée comme l'ancêtre des débats actuels sur la conscience et le cerveau.
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Sans la prémisse implicite : Sans P2, l'ordinateur trouve un cas où la perception est bien produite par les pièces, mais où l'on ne voit rien en les examinant : l'explication existe, elle est simplement invisible pour le visiteur.
Objections
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Locke 1690 · attaque la prémisse 4Nous ne savons pas en quoi consiste la pensée. Dieu, s'il le veut, peut très bien donner à un amas de matière la faculté de penser : ce n'est pas plus difficile à concevoir que de lui joindre une âme. Il y a donc une troisième possibilité, une matière qui pense.
Leibniz répond
Nous ne savons pas en quoi consiste la pensée. Dieu, s'il le veut, peut très bien donner à un amas de matière la faculté de penser : ce n'est pas plus difficile à concevoir que de lui joindre une âme. Il y a donc une troisième possibilité, une matière qui pense.
LLes théories de l'émergence et les neurosciences attaque la prémisse 2Une propriété du tout peut ne se voir dans aucune pièce : on ne voit pas la vie dans une molécule, ni la liquidité dans une goutte d'eau observée atome par atome. Ne pas voir comment le cerveau produit la conscience montre les limites de notre savoir actuel, pas une impossibilité.
sans réponse
Une propriété du tout peut ne se voir dans aucune pièce : on ne voit pas la vie dans une molécule, ni la liquidité dans une goutte d'eau observée atome par atome. Ne pas voir comment le cerveau produit la conscience montre les limites de notre savoir actuel, pas une impossibilité.