La généalogie de la morale
La morale héritée doit être mise en question et réévaluée.
Pour juger la valeur de nos valeurs, il faut savoir d'où elles viennent : la morale du bien est née du ressentiment des faibles.
« La généalogie de la morale » est un argument de Nietzsche (Généalogie de la morale, I 10) sur la question « Qu'est-ce qui est bien ? » (réponse : la morale en question). Sa thèse : La morale héritée doit être mise en question et réévaluée. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P3). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Nietzsche ne demande pas « qu'est-ce qui est bien ? », mais « d'où vient notre idée du bien, et que vaut-elle ? ». Son enquête historique doit ébranler la morale chrétienne héritée.
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Sans la prémisse implicite : Sans P3, l'ordinateur trouve un cas où l'histoire de la morale est bien celle que décrit Nietzsche, sans que cela entame sa valeur : la conclusion ne suit pas.
Objections
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LLe « sophisme génétique » attaque la prémisse 3L'origine d'une idée ne dit rien de sa vérité : une valeur peut naître du ressentiment et être juste quand même, comme une vérité scientifique peut naître d'un rêve.
sans réponse
L'origine d'une idée ne dit rien de sa vérité : une valeur peut naître du ressentiment et être juste quand même, comme une vérité scientifique peut naître d'un rêve.
HHistoriens et théologiens attaque la prémisse 2Le récit est historiquement fragile : la morale de l'amour du prochain et de la dignité des faibles a aussi des sources dans le judaïsme, le stoïcisme ou la compassion, pas seulement dans le ressentiment.
sans réponse
Le récit est historiquement fragile : la morale de l'amour du prochain et de la dignité des faibles a aussi des sources dans le judaïsme, le stoïcisme ou la compassion, pas seulement dans le ressentiment.