La beauté n'est pas la symétrie : c'est la forme dans la matière
Plotin contre la théorie de la symétrie
La beauté n'est pas la symétrie : c'est la présence de la forme, de l'intelligible, dans la matière ; et l'âme la reconnaît parce qu'elle est de même nature.
Des choses sans parties, comme la lumière ou l'éclair, sont belles : la beauté ne peut donc pas être la symétrie des parties.
« La beauté n'est pas la symétrie : c'est la forme dans la matière » est un argument de Plotin (Ennéades I, 6, « Du Beau » (vers 253), 253) sur la question « La beauté est-elle dans l'œil de celui qui regarde ? » (réponse : la beauté est dans les choses). Sa thèse : La beauté n'est pas la symétrie : c'est la présence de la forme, de l'intelligible, dans la matière ; et l'âme la reconnaît parce qu'elle est de même nature. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P7). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
On répète que la beauté, c'est la bonne proportion des parties avec une belle couleur. Plotin montre que cela ne tient pas : une couleur simple, la lumière du soleil, un éclair n'ont pas de parties, et pourtant ils sont beaux. Un même visage, aux mêmes proportions, nous paraît beau un jour et pas un autre. Et une belle âme n'a ni taille ni nombre. Pour lui, ce qui fait la beauté, c'est la présence d'une forme qui met de l'unité dans une matière. Et nous la reconnaissons parce que notre âme est de la même famille que cette forme.
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Sans la prémisse implicite : Sans P7, l'ordinateur trouve un cas où la symétrie est rejetée, la forme unifie la matière, l'âme est apparentée au beau, et pourtant la beauté serait autre chose que cette forme (par exemple une réaction de plaisir sans rapport avec elle).
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Les stoïciens (théorie rapportée par Plotin) 250 av. J.-C. · attaque la prémisse 1La beauté d'un corps tient à la juste proportion de ses parties, avec la grâce des couleurs. Une telle beauté n'existe donc que dans un composé.
Plotin répond
La beauté d'un corps tient à la juste proportion de ses parties, avec la grâce des couleurs. Une telle beauté n'existe donc que dans un composé.
David Hume 1757 · attaque la prémisse 6La beauté et la laideur ne sont pas des qualités des objets : elles appartiennent entièrement au sentiment. Ce que l'âme éprouve devant le beau est un sentiment, non la reconnaissance d'une parenté avec un monde intelligible.
sans réponse
La beauté et la laideur ne sont pas des qualités des objets : elles appartiennent entièrement au sentiment. Ce que l'âme éprouve devant le beau est un sentiment, non la reconnaissance d'une parenté avec un monde intelligible.