Les belles choses le sont par le Beau en soi
Le Beau en soi
La beauté est réelle et objective : les belles choses le sont en recevant leur beauté d'un Beau en soi, et non parce qu'elles plaisent à celui qui les regarde.
Les belles choses changent et disparaissent ; elles ne sont belles qu'en participant d'un Beau qui, lui, ne change pas.
« Les belles choses le sont par le Beau en soi » est un argument de Platon (Banquet 210e-211b, Phédon 100c-d, 385 av. J.-C.) sur la question « La beauté est-elle dans l'œil de celui qui regarde ? » (réponse : la beauté est dans les choses). Sa thèse : La beauté est réelle et objective : les belles choses le sont en recevant leur beauté d'un Beau en soi, et non parce qu'elles plaisent à celui qui les regarde. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P6). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 1 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Un visage, un poème, une loi juste : tout cela est beau, mais cela change, vieillit, disparaît, et plaît aux uns plus qu'aux autres. Platon pense que cela ne peut pas être le fin mot de la beauté. Si ces choses sont belles, c'est qu'elles reçoivent quelque chose d'un Beau qui, lui, ne change pas et ne dépend de personne : le Beau en soi. Dans cette vue, la beauté n'est pas dans l'œil de celui qui regarde : l'œil la découvre.
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Sans la prémisse implicite : Sans P6, l'ordinateur trouve un cas où tout est vrai (cause unique, stable, partagée par les choses) et où pourtant cette « cause » n'est qu'une manière de sentir de celui qui regarde : la beauté ne serait pas objective.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
David Hume 1757 · attaque la conclusionLa beauté et la laideur ne sont pas des qualités des objets : elles appartiennent entièrement au sentiment, comme le doux et l'amer. Il n'y a donc pas de Beau qui existerait hors de l'esprit qui sent.
sans réponse
La beauté et la laideur ne sont pas des qualités des objets : elles appartiennent entièrement au sentiment, comme le doux et l'amer. Il n'y a donc pas de Beau qui existerait hors de l'esprit qui sent.
Aristote 330 av. J.-C. · attaque la prémisse 2Les plus grandes formes du beau sont l'ordre, la symétrie et le défini. Ce sont des propriétés des choses ordonnées elles-mêmes, que les mathématiques peuvent démontrer.
un défenseur répond
Les plus grandes formes du beau sont l'ordre, la symétrie et le défini. Ce sont des propriétés des choses ordonnées elles-mêmes, que les mathématiques peuvent démontrer.
Friedrich Nietzsche 1888 · attaque la conclusionLe « beau en soi » n'est qu'un mot, pas même un concept. L'homme se pose comme mesure de la perfection dans le beau : il oublie qu'il est la cause de la beauté qu'il croit trouver dans le monde.
sans réponse
Le « beau en soi » n'est qu'un mot, pas même un concept. L'homme se pose comme mesure de la perfection dans le beau : il oublie qu'il est la cause de la beauté qu'il croit trouver dans le monde.