Le principe de toutes choses est l'eau
L'eau est le principe de toutes choses.
La nourriture, la chaleur et les graines de tous les êtres sont humides : l'eau semble donc être l'origine de tout.
« Le principe de toutes choses est l'eau » est un argument de Thalès (Aristote, Métaphysique A 3 (983b), à propos de Thalès) sur la question « Peut-on être certain de quelque chose ? » (réponse : par l'expérience, avec prudence). Sa thèse : L'eau est le principe de toutes choses. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P5). AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Thalès n'a rien laissé d'écrit. Cet argument est celui qu'Aristote lui prête, environ deux siècles après sa mort. Aristote écrit que Thalès « regarde l'eau comme premier principe », puis que Thalès en est venu à cette idée « probablement » (en grec : « peut-être ») à partir de quelques observations. Les raisons ci-dessous sont donc celles qu'Aristote suppose, pas des raisons que Thalès aurait données. Nous les présentons sous leur forme la plus forte. Un « principe » (arkhè) est ici ce d'où viennent les choses. Classement : aucune de nos questions ne demande « de quoi le monde est-il fait ? ». Nous rangeons l'argument dans « Par l'expérience », parce que le raisonnement part d'observations (nourriture, chaleur, graines). Ce n'est pas une prise de position de Thalès sur la certitude.
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve un cas où nourriture, chaleur et graines sont humides, où l'eau est l'origine de l'humide, et où pourtant l'eau n'est pas le principe de toutes choses (les pierres et les astres viendraient d'autre chose).
Objections
2Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Aristote (qui rapporte l'idée) 340 av. J.-C. · attaque la conclusionMême si tout vient d'une seule matière, cela n'explique pas le changement. Le bois ne fait pas le lit, le bronze ne fait pas la statue : il faut autre chose qui provoque le changement. Une matière unique, comme l'eau, laisse sans réponse la question « qui ou quoi met les choses en mouvement ? ».
sans réponse
Même si tout vient d'une seule matière, cela n'explique pas le changement. Le bois ne fait pas le lit, le bronze ne fait pas la statue : il faut autre chose qui provoque le changement. Une matière unique, comme l'eau, laisse sans réponse la question « qui ou quoi met les choses en mouvement ? ».
Anaximène et Diogène d'Apollonie (d'après Aristote) 340 av. J.-C. · attaque la conclusionD'autres penseurs après Thalès ont donné un autre principe. Aristote écrit qu'Anaximène et Diogène placent l'air avant l'eau, comme principe de tous les corps simples. Pourquoi l'eau plutôt que l'air, ou le feu (Héraclite, Hippase) ? Le passage d'Aristote ne donne pas leurs raisons : nous n'avons ici que la thèse rivale, pas son argument.
sans réponse
D'autres penseurs après Thalès ont donné un autre principe. Aristote écrit qu'Anaximène et Diogène placent l'air avant l'eau, comme principe de tous les corps simples. Pourquoi l'eau plutôt que l'air, ou le feu (Héraclite, Hippase) ? Le passage d'Aristote ne donne pas leurs raisons : nous n'avons ici que la thèse rivale, pas son argument.