Bhagavad-Gītā (texte anonyme, attribué à Vyāsa)
Le soi ne naît ni ne meurt : il quitte les corps usés comme on quitte de vieux vêtements.
Sa vie
La Bhagavad-Gītā (« le chant du Bienheureux ») est un poème sanskrit de 700 vers, inséré dans le Mahābhārata, la grande épopée de l'Inde. Elle met en scène un dialogue entre le guerrier Arjuna et son cocher Krishna, juste avant une bataille. Elle est attribuée par la tradition au sage Vyāsa, mais les savants pensent qu'elle a été composée par plusieurs mains, le plus souvent datée entre le IIe siècle avant et le IIe siècle de notre ère (dates incertaines). Elle expose le soi éternel, le devoir et trois voies vers la libération : l'action, la connaissance et la dévotion.
Ses œuvres
Dialogue de Krishna et d'Arjuna : le soi ne meurt pas, il faut agir selon son devoir sans s'attacher aux fruits, et trouver le but dans la connaissance et la dévotion (date approximative).
Ce qu'il a écrit
« Il n'est pas né, il ne meurt jamais, et, ayant existé, il ne cesse pas d'exister. Non né, éternel, immuable, très ancien, il n'est pas tué quand le corps est tué. »
« Comme un homme, quittant de vieux vêtements, en prend d'autres, neufs, ainsi le soi incarné, quittant les vieux corps, va vers d'autres, neufs. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveKrishna se présente comme l'être suprême et dit « Je suis le soi, ô Guḍākeśa, établi dans le cœur de tous les êtres ».
Bhagavad-Gītā, chap. 10, v. 20
Le soi (ātman) est distinct du corps, ne naît pas, ne meurt pas et passe d'un corps à l'autre.
Bhagavad-Gītā, chap. 2, v. 12-30
Arjuna doit faire son devoir (dharma) sans s'attacher à ses fruits ; l'action juste se définit par le devoir, non par les résultats.
Bhagavad-Gītā, chap. 2, v. 31-47
La vie a un but objectif, la libération du cycle des naissances et des morts, atteinte par la connaissance, la dévotion et l'action désintéressée.
Bhagavad-Gītā, chap. 2 ; chap. 12