PhilosophesCicéron

Cicéron

La vraie loi est la droite raison, conforme à la nature.

Nouvelle Académie (scepticisme académique) · Stoïcisme106 – 43 av. J.-C. ItalieAcadémicien (Nouvelle Académie)Orateur et homme d'ÉtatPasseur de la philosophie grecque en latinPenseur de la loi naturelle
Est quidem vera lex recta ratio naturae congruens, diffusa in omnes, constans, sempiterna.
Il existe une vraie loi : la droite raison, conforme à la nature, répandue en tous, constante, éternelle.
Vérifiée mot pour mot
Non nobis solum nati sumus.
Nous ne sommes pas nés pour nous seuls.
Vérifiée mot pour mot
Est enim amicitia nihil aliud nisi omnium divinarum humanarumque rerum cum benevolentia et caritate consensio.
L'amitié n'est rien d'autre qu'un accord sur toutes les choses divines et humaines, avec bienveillance et affection.
Vérifiée mot pour mot
Socrates autem primus philosophiam devocavit e caelo.
Socrate, le premier, a fait descendre la philosophie du ciel.
Vérifiée mot pour mot
Cedant arma togae.
Que les armes cèdent à la toge.
Vérifiée mot pour mot

Idées reçues

Faux
Cicéron était un stoïcien.

Il appartient à la Nouvelle Académie, l'école de Platon devenue sceptique : il cherche le probable et fait parler toutes les écoles. Il reprend beaucoup aux stoïciens en morale, mais il le dit lui-même : « pas en simple interprète », en choisissant. Dans De la nature des dieux, c'est un académicien, Cotta, qui démonte les preuves stoïciennes.

À nuancer
« Summum jus, summa injuria » (comble du droit, comble de l'injustice) est une formule inventée par Cicéron.

Il la cite comme un proverbe « déjà rebattu » à son époque. Il l'emploie contre ceux qui respectent la lettre d'un traité pour en trahir l'esprit, comme ce général qui pillait la nuit pendant une trêve « de trente jours ».

À nuancer
Dans De la nature des dieux, Cicéron prouve que les dieux n'existent pas.

Le personnage de Cotta réfute les preuves des stoïciens, mais il précise qu'il croit aux dieux par tradition et qu'il veut seulement montrer combien la question est obscure. La dernière phrase du livre donne l'avis de Cicéron : Balbus, le défenseur des dieux et de la Providence, lui semble plus proche de la vraisemblance.

À nuancer
Le faux texte « Lorem ipsum » des imprimeurs vient de Cicéron.

Oui, mais déformé : il vient d'un passage de Des fins des biens et des maux (I, 32), « neque porro quisquam est qui dolorem ipsum… », découpé et mélangé au point de ne plus rien vouloir dire. Ce livre n'est pas encore dans notre corpus.