PhilosophesRené Descartes

René Descartes

Douter de tout pour trouver ce qui résiste au doute.

Rationalisme1596 – 1650 FranceRationalisteDualisteThéisteMathématicien
Je pense, donc je suis
La formule originale est en français (1637).
Vérifiée mot pour mot
Ego sum, ego existo
Je suis, j'existe. C'est la formule des Méditations : on n'y trouve pas « cogito, ergo sum ».
Vérifiée mot pour mot
Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée
Discours de la méthode, première phrase.
Vérifiée mot pour mot
nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature
Notez le « comme » : une nuance souvent oubliée.
Vérifiée mot pour mot

Idées reçues

Faux
« Cogito, ergo sum » vient des Méditations.

Les Méditations disent « Ego sum, ego existo ». La formule française « je pense, donc je suis » est dans le Discours (1637) ; la version latine « ego cogito, ergo sum » apparaît dans les Principes (1644).

Faux
Descartes était un sceptique qui doutait de tout.

Il utilise le doute comme une méthode pour réfuter les sceptiques : son premier principe est précisément ce que « les plus extravagantes suppositions des sceptiques » ne peuvent ébranler.

À nuancer
Pour Descartes, les animaux sont des machines qui ne ressentent rien.

Il soutient bien que le corps animal fonctionne comme une machine et que les animaux n'ont pas de pensée. Mais dans sa correspondance (pas encore collectée) il leur reconnaît la vie et une forme de sensation liée aux organes. L'interprétation reste discutée.

À nuancer
Descartes a inventé l'idée du « je pense, donc je suis ».

Saint Augustin avait déjà écrit « si je me trompe, je suis » (Cité de Dieu XI, 26). Arnauld le fait remarquer à Descartes dès les Quatrièmes Objections. Descartes en fait cependant le fondement de tout un système.