Harry Frankfurt
On peut être responsable même sans avoir pu faire autrement ; être libre, c'est vouloir ce qu'on veut vouloir.
Sa vie
Philosophe américain (1929-2023), professeur à Yale puis à Princeton. Il a bouleversé le débat sur le libre arbitre en soutenant qu'on peut être moralement responsable d'un acte même si l'on n'aurait pas pu faire autrement, et que la liberté de la volonté consiste à pouvoir vouloir ce qu'on veut vouloir. Il est aussi connu du grand public pour son petit essai De l'art de dire des conneries.
Ses œuvres
On peut être responsable sans avoir pu agir autrement.
Une personne se définit par des volitions de second ordre : vouloir vouloir.
Essai de 1986, devenu un livre à succès en 2005 : le baratin se distingue du mensonge par son indifférence à la vérité.
Ce qu'il a écrit
« Mais le principe des possibilités alternatives est faux. Une personne peut fort bien être moralement responsable de ce qu'elle a fait, même si elle n'aurait pas pu faire autrement. »
« Dire qu'une personne jouit de la liberté de la volonté signifie (à peu près) qu'elle est libre de vouloir ce qu'elle veut vouloir. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveOn peut être responsable sans pouvoir faire autrement ; la liberté est d'agir selon la volonté qu'on veut avoir.
Frankfurt, 'Alternate Possibilities and Moral Responsibility' (1969); 'Freedom of the Will and the Concept of a Person' (1971)
Ce que nous aimons et ce qui nous importe est la source de nos raisons, plus que les règles ou les résultats.
Frankfurt, The Reasons of Love (2004)
La vie tire son sens de ce qui nous importe et que nous aimons, non d'un but donné.
Frankfurt, The Importance of What We Care About (1988)