PhilosophesGottfried Wilhelm Leibniz
Gottfried Wilhelm Leibniz
Nous vivons dans le meilleur des mondes possibles.
Rationalisme1646 – 1716 AllemagneRationalisteCroyantMathématicienOptimiste métaphysique
Pourquoi il y a plutôt quelque chose que rien ?
Principes de la nature et de la grâce, 7 : la première question qu'on a le droit de poser, une fois admis que rien n'arrive sans raison.
Vérifiée mot pour mot
Les Monades n'ont point de fenêtres
Rien n'entre dans une monade et rien n'en sort : chacune tire tout de son propre fonds.
Vérifiée mot pour mot
le meilleur (optimum) parmi tous les mondes possibles
Théodicée, 8. La formule que Voltaire rendra célèbre en s'en moquant dans Candide.
Vérifiée mot pour mot
le présent est gros de l'avenir
Théodicée, 360 : tout est si bien lié que qui verrait tout lirait l'avenir dans le présent.
Vérifiée mot pour mot
Idées reçues
À nuancer
Pour Leibniz, tout va bien dans le monde.
Il reconnaît que le mal est réel : « il faut avouer qu'il y a du mal dans le monde ». Sa thèse est que le monde, pris comme un tout, est le meilleur possible, et que même le meilleur des mondes contient du mal. Le Pangloss de Voltaire, pour qui « tout est bien », est une caricature.
Faux
Les monades sont de minuscules grains de matière.
Une monade n'a pas de parties, donc ni étendue ni forme. Ce sont des « atomes » au sens d'unités dernières, mais pas matérielles : ce qui les caractérise, ce sont leurs perceptions.
À nuancer
Leibniz nie la liberté, puisque tout est réglé d'avance.
Il soutient que tout est certain mais pas nécessaire : nos choix ont toujours des raisons, qui « inclinent sans nécessiter », et le contraire reste possible. Savoir si cela suffit pour une vraie liberté est encore débattu.