PhilosophesJohn Locke

John Locke

L'esprit naît page blanche ; le pouvoir vient du consentement.

Empirisme · Libéralisme · Contrat social1632 – 1704 Royaume-UniEmpiristePenseur du libéralismeDéfenseur de la toléranceMédecin
Let us then suppose the mind to be, as we say, white paper, void of all characters, without any ideas
Supposons donc que l'esprit soit, comme on dit, une page blanche, vide de tout caractère, sans aucune idée.
Vérifiée mot pour mot
The Candle that is set up in us shines bright enough for all our purposes.
La chandelle qui brille en nous éclaire assez pour tout ce dont nous avons besoin.
Vérifiée mot pour mot
Our business here is not to know all things, but those which concern our conduct.
Notre affaire ici n'est pas de tout connaître, mais ce qui regarde notre conduite.
Vérifiée mot pour mot
where there is no law, there is no freedom
Là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de liberté.
Vérifiée mot pour mot

Idées reçues

À nuancer
Locke a écrit que l'esprit est une « tabula rasa ».

En anglais, il écrit « white paper » (une page blanche). « Table rase » est le mot de son traducteur Coste, qui ajoute « Tabula rasa » en marge. L'image elle-même est ancienne : on la trouve déjà chez Aristote (la tablette où rien n'est encore écrit).

Faux
Pour Locke, nous naissons sans aucune capacité : tout est appris.

Il nie les idées et les principes innés, pas les facultés. Il accorde lui-même que la capacité de connaître est innée ; seules les connaissances sont acquises.

Faux
Locke défendait la tolérance pour tous.

Il demande que ni païens, ni musulmans, ni juifs ne soient exclus des droits civils pour leur religion. Mais il refuse de tolérer les athées, car selon lui leurs serments ne valent rien, et les Églises dont les membres se mettent au service d'un prince étranger (on y lit d'ordinaire les catholiques, liés au pape).

À nuancer
Pour Locke, la propriété n'a pas de limites.

Au départ, deux limites : laisser assez et d'aussi bon pour les autres, et ne rien laisser se gâter. Mais il admet que la monnaie, qui ne pourrit pas, permet ensuite par consentement tacite des possessions inégales. C'est ce point que Rousseau et Marx attaqueront.

À nuancer
Locke a condamné l'esclavage.

Il affirme que personne ne peut se vendre comme esclave, car on n'a pas de pouvoir sur sa propre vie. Mais il justifie l'esclavage du prisonnier pris dans une guerre juste. Et il a lui-même investi dans la Royal African Company, qui pratiquait la traite.