Henry Sidgwick
Utilitariste de Cambridge qui a donné son nom au « paradoxe de l'hédonisme » : chercher trop le plaisir empêche de le trouver.
Sa vie
Henry Sidgwick (1838-1900) fut professeur de philosophie morale à Cambridge et l'un des fondateurs du Newnham College, l'un des premiers collèges pour femmes de l'université. Dans Les Méthodes de l'éthique, il examine avec une rigueur rare l'égoïsme, l'intuition et l'utilitarisme, et défend un utilitarisme appuyé sur un principe de bienveillance universelle. Il constate aussi qu'il reste un conflit entre l'intérêt personnel et le bien général.
Ses œuvres
Compare l'égoïsme, l'intuitionnisme et l'utilitarisme ; défend l'utilitarisme mais laisse ouvert son conflit avec l'égoïsme.
Traité d'économie qui discute les fondements moraux des choix économiques.
Étudie les fonctions de l'État et les principes de la vie politique.
Ce qu'il a écrit
« Le bien de n'importe quel individu n'a pas plus d'importance, du point de vue (si je puis dire) de l'Univers, que le bien de n'importe quel autre ; à moins qu'il n'y ait des raisons particulières de croire que plus de bien sera réalisé dans un cas que dans l'autre. »
« Si nous trouvons une contradiction ultime et fondamentale dans nos intuitions apparentes de ce qui est raisonnable dans la conduite, nous semblons forcés de conclure qu'elles n'étaient pas vraiment des intuitions. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveIl quitta l'orthodoxie chrétienne (démission de 1869) et resta indécis sur le théisme, qu'il jugeait utile à la morale sans pouvoir le prouver.
A. and E. Sidgwick, Henry Sidgwick: A Memoir (1906)
L'action juste est celle qui produit le plus grand bonheur total, ce qu'il tient pour le fondement rationnel de la morale ordinaire.
Sidgwick, The Methods of Ethics (1874)
Il tient que certaines vérités morales, comme l'axiome de bienveillance impartiale, sont évidentes pour la raison et objectivement vraies.
Sidgwick, The Methods of Ethics (1874), Book III and IV