Richard Taylor
Sisyphe trouverait un sens à sa tâche si on lui donnait le désir de rouler son rocher.
Sa vie
Richard Taylor (1919-2003), philosophe américain, a enseigné notamment aux universités Brown, Columbia et Rochester. Il a défendu le fatalisme dans un article célèbre (« Fatalism », 1962), et une théorie du libre arbitre où l'agent lui-même est la cause de ses actes. Dans Good and Evil (1970), il écrit aussi sur le sens de la vie : le mythe de Sisyphe y sert d'image d'une vie sans but extérieur.
Ses œuvres
Introduction courte et très lue aux grandes questions de la métaphysique.
Défend une théorie de l'action où l'agent est cause de ses actes.
Examine l'éthique et le sens de la vie, dont l'exemple de Sisyphe.
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveCausalité de l'agent : une personne peut être cause première de son action, et non simple résultat d'événements antérieurs, même s'il avoue la difficulté de l'expliquer.
Taylor, Action and Purpose (1966); Metaphysics (1963)
Dans Good and Evil, il soutient que les règles morales ne reposent sur aucune autorité supérieure et que la morale est une création humaine.
Taylor, Good and Evil (1970)
La vie n'a pas de sens objectif donné ; la répétition sisyphéenne de nos efforts n'a de sens que par les désirs que nous avons réellement.
Taylor, 'The Meaning of Life', in Good and Evil (1970)