Nous sommes des machines biologiques : le libre arbitre est une illusion commode
Des machines biologiques (Hawking)
Nous ne sommes rien de plus que des machines biologiques, et le libre arbitre n'est qu'une illusion. Nous continuons pourtant à parler de libre arbitre comme d'une « théorie effective », parce que nous ne pouvons pas calculer ce que fait un cerveau.
Le cerveau suit les lois de la physique comme les planètes : si nos actes en viennent, où un libre arbitre pourrait-il agir ?
« Nous sommes des machines biologiques : le libre arbitre est une illusion commode » est un argument de Stephen Hawking (Hawking et Mlodinow, The Grand Design, 2010, chap. 2, 2010) sur la question « Sommes-nous libres ? » (réponse : pas de libre arbitre). Sa thèse : Nous ne sommes rien de plus que des machines biologiques, et le libre arbitre n'est qu'une illusion. Nous continuons pourtant à parler de libre arbitre comme d'une « théorie effective », parce que nous ne pouvons pas calculer ce que fait un cerveau. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), la conclusion suit bien de ses 3 prémisses. AskPhilosophy présente 2 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Dans The Grand Design (2010), Hawking et Mlodinow posent la question du libre arbitre à propos des lois de la science. Ils partent de la biologie : nos cellules, nos neurones, nos molécules suivent la physique et la chimie, comme les planètes suivent leurs orbites. Si notre cerveau décide de nos actes, et que le cerveau suit ces lois, où le libre arbitre pourrait-il agir ? Leur réponse : nulle part. Mais ils ajoutent que nous ne pouvons pas calculer ce que fait un cerveau, et que nous parlons donc de libre arbitre comme d'un outil pratique.
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Objections
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David Hume (les compatibilistes) 1748 · attaque la conclusionHume écrit que par liberté on ne peut entendre que le pouvoir d'agir ou de ne pas agir selon les décisions de la volonté : si l'on choisit de rester en repos, on le peut ; si l'on choisit de bouger, on le peut aussi. Cette liberté s'accorde avec des causes nécessaires. Le déterminisme ne la supprime donc pas, et l'illusion que décrit Hawking n'en est pas une.
sans réponse
Hume écrit que par liberté on ne peut entendre que le pouvoir d'agir ou de ne pas agir selon les décisions de la volonté : si l'on choisit de rester en repos, on le peut ; si l'on choisit de bouger, on le peut aussi. Cette liberté s'accorde avec des causes nécessaires. Le déterminisme ne la supprime donc pas, et l'illusion que décrit Hawking n'en est pas une.
AAaron Schurger, Jacobo Sitt et Stanislas Dehaene 2012 · attaque la prémisse 2Les neuroscientifiques Schurger, Sitt et Dehaene reprennent l'activité cérébrale qui précède un geste volontaire, le « potentiel de préparation ». On y voyait la préparation de la décision. Ils proposent une autre lecture : ce serait surtout des fluctuations spontanées de l'activité des neurones, qui produisent le geste quand elles passent un seuil. L'activité qui précède le geste ne prouve donc pas que le cerveau a déjà décidé.
sans réponse
Les neuroscientifiques Schurger, Sitt et Dehaene reprennent l'activité cérébrale qui précède un geste volontaire, le « potentiel de préparation ». On y voyait la préparation de la décision. Ils proposent une autre lecture : ce serait surtout des fluctuations spontanées de l'activité des neurones, qui produisent le geste quand elles passent un seuil. L'activité qui précède le geste ne prouve donc pas que le cerveau a déjà décidé.