Les amours naturels sont bons mais ne se suffisent pas : ils sont faits pour être élevés
Les quatre amours : affection, amitié, eros, charité ; amour-besoin et amour-don
L'amour est une élévation : les amours naturels, bons mais incomplets, atteignent leur vraie forme quand ils sont élevés dans l'amour divin.
Les amours naturels sont de vrais biens, mais tournent mal quand on en fait un absolu : ils ont besoin d'être élevés par l'amour de Dieu.
« Les amours naturels sont bons mais ne se suffisent pas : ils sont faits pour être élevés » est un argument de C. S. Lewis (Les Quatre Amours, 1960, 1960) sur la question « Qu'est-ce que l'amour ? » (réponse : une montée vers le beau). Sa thèse : L'amour est une élévation : les amours naturels, bons mais incomplets, atteignent leur vraie forme quand ils sont élevés dans l'amour divin. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Faut-il mépriser l'amour qui vient de nos besoins, ou le traiter comme la fin de tout ? Lewis refuse les deux. Les amours naturels, l'affection de la famille, l'amitié, l'amour entre un homme et une femme, sont de vrais biens. Mais chacun, quand on en fait un dieu, peut tourner à l'excès, à la jalousie, à la tyrannie. Ils ne se suffisent pas à eux-mêmes. Ce qui les garde bons, c'est la charité, l'amour tel que Dieu l'a pour nous. Elle ne les détruit pas : elle les remet à leur place et les élève. L'amour est donc une montée : d'un besoin naturel vers un don qui le dépasse.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve un monde où les amours naturels sont bons et fragiles, la charité existe, mais elle leur reste étrangère, sans les élever. Les autres prémisses sont vraies, la conclusion est fausse.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
AAnders Nygren 1930 · attaque la prémisse 4Pour le théologien Nygren, Éros et Agapè s'opposent : l'éros est l'amour humain qui monte vers ce qu'il désire, l'agapè est l'amour qui vient de Dieu, sans motif ni mérite. Faire monter l'un jusqu'à l'autre mêle deux amours que, pour lui, le christianisme tient séparés.
sans réponse
Pour le théologien Nygren, Éros et Agapè s'opposent : l'éros est l'amour humain qui monte vers ce qu'il désire, l'agapè est l'amour qui vient de Dieu, sans motif ni mérite. Faire monter l'un jusqu'à l'autre mêle deux amours que, pour lui, le christianisme tient séparés.
Sigmund Freud 1930 · attaque la prémisse 3Pour Freud, la culture pousse les hommes à des relations d'amour inhibées quant au but, et à l'idéal d'aimer son prochain comme soi-même, qui se justifie par le fait que rien ne va autant à l'encontre de la nature humaine originelle. Cet amour élevé est une exigence de la civilisation, pas un don de Dieu.
sans réponse
Pour Freud, la culture pousse les hommes à des relations d'amour inhibées quant au but, et à l'idéal d'aimer son prochain comme soi-même, qui se justifie par le fait que rien ne va autant à l'encontre de la nature humaine originelle. Cet amour élevé est une exigence de la civilisation, pas un don de Dieu.
EErich Fromm 1956 · attaque la prémisse 3Pour Fromm, dans L'Art d'aimer, aimer est un art qu'on apprend par la pratique : il demande discipline, concentration et patience. L'amour est une activité, et d'abord un don, non une réception. L'amour mûr est donc le fruit du travail de la personne sur elle-même, sans besoin d'un amour venu d'en haut pour l'élever.
sans réponse
Pour Fromm, dans L'Art d'aimer, aimer est un art qu'on apprend par la pratique : il demande discipline, concentration et patience. L'amour est une activité, et d'abord un don, non une réception. L'amour mûr est donc le fruit du travail de la personne sur elle-même, sans besoin d'un amour venu d'en haut pour l'élever.