Il y a une chance sur des milliards que nous soyons dans la réalité de base
L'argument des jeux vidéo (Musk) ; « une chance sur des milliards »
La probabilité que nous soyons dans la réalité de base est d'une sur des milliards : nous sommes presque certainement dans une simulation.
Les jeux vidéo vont devenir indiscernables du réel et tourner partout : les mondes simulés seraient bien plus nombreux que le réel.
« Il y a une chance sur des milliards que nous soyons dans la réalité de base » est un argument d'Elon Musk (Elon Musk, Code Conference, 2016, 2016) sur la question « Le monde existe-t-il vraiment ? » (réponse : sans doute une simulation). Sa thèse : La probabilité que nous soyons dans la réalité de base est d'une sur des milliards : nous sommes presque certainement dans une simulation. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P4). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 2 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
En juin 2016, à la Code Conference, on demande à Elon Musk si nous vivons dans une simulation. Il répond par ce qu'il appelle le meilleur argument en ce sens. Il y a quarante ans, les jeux vidéo, c'étaient deux rectangles et un point ; aujourd'hui, ce sont des simulations en 3D quasi photographiques jouées par des millions de personnes, et cela progresse chaque année. Même si le rythme ralentissait beaucoup, dans 10 000 ans, un instant à l'échelle de l'évolution, ces jeux seraient indiscernables du réel, et il y aurait des milliards d'appareils pour les faire tourner. Il en conclut qu'il y a une chance sur des milliards que nous soyons dans la réalité de base. Précision : Musk reprend en version populaire le raisonnement de Nick Bostrom (2003) ; la page de Bostrom en donne la version complète.
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Sans la prémisse implicite : Sans P4, l'ordinateur trouve un cas où des milliards de simulations existent, mais où leurs habitants n'ont aucune expérience : être « dans une simulation » ne nous concernerait pas.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
Nick Bostrom 2003 · attaque la conclusionBostrom, dont Musk reprend le raisonnement, n'a pas cette confiance. Il dit ne voir aucun moyen évident de choisir entre ses trois possibilités (la civilisation s'éteint, ou elle ne simule jamais, ou nous sommes simulés) et trouve raisonnable de répartir sa confiance à peu près également entre elles.
Musk répond
Bostrom, dont Musk reprend le raisonnement, n'a pas cette confiance. Il dit ne voir aucun moyen évident de choisir entre ses trois possibilités (la civilisation s'éteint, ou elle ne simule jamais, ou nous sommes simulés) et trouve raisonnable de répartir sa confiance à peu près également entre elles.
EEzra Klein 2016 · attaque la prémisse 4Le journaliste Ezra Klein, qui rapporte l'échange pour Vox, estime que les trois possibilités de Bostrom ne sont pas exhaustives. Il ne voit pas de raison de croire que même une civilisation très avancée parviendra aisément à simuler la conscience.
un défenseur répond
Le journaliste Ezra Klein, qui rapporte l'échange pour Vox, estime que les trois possibilités de Bostrom ne sont pas exhaustives. Il ne voit pas de raison de croire que même une civilisation très avancée parviendra aisément à simuler la conscience.
David Chalmers 2003 · attaque la conclusionBien avant Musk, Chalmers soutient que, même si nous étions simulés, cela ne ruinerait pas notre savoir. Vivre dans une simulation n'est pas une hypothèse sceptique mais une hypothèse sur la nature profonde de la réalité : notre monde serait réel, fait de processus informatiques.
sans réponse
Bien avant Musk, Chalmers soutient que, même si nous étions simulés, cela ne ruinerait pas notre savoir. Vivre dans une simulation n'est pas une hypothèse sceptique mais une hypothèse sur la nature profonde de la réalité : notre monde serait réel, fait de processus informatiques.