Willard Van Orman Quine
Nos énoncés sur le monde affrontent l'expérience non pas un par un, mais comme un corps : aucun n'est à l'abri d'une révision.
Sa vie
Willard Van Orman Quine (1908-2000), né à Akron (Ohio), a enseigné à Harvard pendant plus de trente ans. Logicien et philosophe, il critique la distinction entre vérités de sens et vérités de fait (« Deux dogmes de l'empirisme », 1951), défend un naturalisme où la philosophie prolonge la science et soutient que nos croyances forment un réseau révisable. Il compte pour les questions de vérité et de connaissance.
Ses œuvres
Recueil d'essais sur l'existence, le sens et la critique de la distinction analytique/synthétique.
Défend l'indétermination de la traduction : plusieurs manuels de traduction peuvent convenir à la même conduite verbale.
Contient « Epistemology Naturalized », qui fait de la théorie de la connaissance un chapitre de la psychologie.
Ce qu'il a écrit
« La difficulté de Hume est la difficulté humaine. »
« La nécessité tient à la manière dont nous parlons des choses, non aux choses dont nous parlons. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveToute connaissance repose en dernier ressort sur l'expérience des sens ; il rejette l'idée de vérités connues indépendamment de l'expérience.
Quine, Two Dogmas of Empiricism (1951)
Aucune croyance n'est à l'abri d'une révision : nos croyances forment un réseau qui affronte l'expérience dans son ensemble.
Quine, Epistemology Naturalized (1969)
Il est physicaliste : seuls existent des choses et des événements physiques, et le langage mental doit entrer dans ce cadre.
Quine, Word and Object (1960)