Matthew Tindal
Le christianisme est aussi vieux que la création : la religion naturelle est parfaite et la révélation ne peut que la redire.
Sa vie
Matthew Tindal (vers 1657-1733) est un juriste et philosophe anglais, longtemps fellow d'All Souls College à Oxford. Il défend d'abord la liberté de la presse et l'autorité de l'État sur l'Église. Dans les dernières années de sa vie, il publie Christianity as Old as the Creation (1730), qui soutient que la religion naturelle est parfaite et que l'Évangile ne fait que la republier. Le livre est devenu la référence des déistes anglais et a provoqué de très nombreuses réponses, dont celle de Butler.
Ses œuvres
Un dialogue qui soutient que la religion de la nature est parfaite et que la révélation ne peut que la republier.
Un livre qui défend l'autorité de l'État sur l'Église contre les prétentions du clergé.
Ce qu'il a écrit
« Des lois peuvent-elles être imparfaites, quand le législateur est absolument parfait ? Le temps peut-il lui découvrir quelque chose qu'il n'avait pas prévu de toute éternité ? »
« la religion de la nature est une religion absolument parfaite, et la révélation extérieure ne peut ni ajouter à sa perfection ni en retirer »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveIl soutient qu'un Dieu infiniment sage et bon existe et a donné à tous une même religion naturelle ; il juge qu'une révélation ne peut rien y ajouter, ce qui le range parmi les déistes.
Tindal, Christianity as Old as the Creation (1730), ch. I et VI ; valeur 1 = Dieu créateur sans révélation particulière nécessaire, comme pour Paine
La loi de nature est éternelle, universelle et immuable, fondée sur la nature de Dieu et des choses, et non sur la seule volonté de Dieu.
Tindal, Christianity as Old as the Creation (1730), ch. VI
La raison juge de tout, révélation comprise : une religion révélée n'est valable que si elle s'accorde avec la religion de la nature et de la raison.
Tindal, Christianity as Old as the Creation (1730), ch. VI