Peter Wessel Zapffe
Voit dans la conscience humaine un excès de l'évolution : l'homme ne la supporte qu'en la limitant, et la seule issue serait de ne plus transmettre la vie.
Sa vie
Peter Wessel Zapffe (1899-1990), né à Tromsø, est un philosophe et avocat norvégien, aussi alpiniste réputé. Dans « Le dernier Messie » (1933), il soutient que la conscience humaine est un excès de l'évolution : l'homme ne la supporte qu'en la limitant par quatre moyens (isolement, ancrage, distraction, sublimation). Il en conclut que la seule issue serait de ne plus transmettre la vie. Il écrit aussi sur le tragique et sur la montagne.
Ses œuvres
Essai pessimiste sur la conscience humaine et sur les mécanismes par lesquels nous la rendons supportable.
Récits humoristiques et réflexions sur l'alpinisme et la vie en montagne.
Thèse de doctorat sur le tragique.
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveIl traite la croyance religieuse comme l'un des procédés (l'ancrage) par lesquels on se protège de l'angoisse existentielle.
Zapffe, "The Last Messiah" (1933)
L'homme réclame un sens que le monde ne fournit pas ; la vie n'en offre aucun de donné et on s'en accommode par des moyens artificiels.
Zapffe, "The Last Messiah" (1933)
La conscience a fait de l'homme une erreur biologique : il souffre d'un excès d'esprit qu'il doit sans cesse refouler.
Zapffe, "The Last Messiah" (1933)