QuestionsDieu existe-t-il ?La réfutation historique
Dieu existe-t-il ?AthéismeCritique de la religion

La réfutation historique

Nietzsche 1844 · 1900Dieu est mort : il faut créer de nouvelles valeurs.
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Ce qu'il soutient

Il n'y a plus de raison de croire en Dieu : l'athée n'a même plus besoin d'une contre-preuve.

Pourquoi

Si les preuves de Dieu sont réfutées et que la croyance s'explique sans que Dieu existe, elle n'a plus de raison d'être tenue.

En bref

« La réfutation historique » est un argument de Nietzsche (Aurore, 95) sur la question « Dieu existe-t-il ? » (réponse : athéisme). Sa thèse : Il n'y a plus de raison de croire en Dieu : l'athée n'a même plus besoin d'une contre-preuve. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P3). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 0 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.

Aurore, 95
Valide avec une prémisse implicite

Nietzsche ne cherche pas à prouver que Dieu n'existe pas. Il change de méthode : expliquer comment la croyance en Dieu est née et pourquoi elle a pris tant de poids. Si cette histoire suffit à tout expliquer, la croyance n'a plus d'appui.

P1Les preuves classiques de l'existence de Dieu ont été réfutées.
P2On peut expliquer comment la croyance en Dieu est née et a pris de l'importance, sans supposer que Dieu existe.
P3 · prémisse impliciteUne croyance qui n'a plus de preuve, et dont l'origine s'explique entièrement sans qu'elle soit vraie, n'a plus de raison d'être tenue.
Donc il n'y a plus de raison de croire en Dieu : l'athée n'a même plus besoin d'une contre-preuve.

clique sur une prémisse pour la rejeter

Si tu acceptes toutes les prémisses, la logique t'oblige à accepter la conclusion. Le débat porte donc sur les prémisses.
Vérifié par un solveur logique : impossible que toutes les prémisses soient vraies et la conclusion fausse.
Sans la prémisse implicite : Sans P3, l'ordinateur trouve un cas où les preuves sont réfutées et l'histoire de la croyance est connue, mais où il resterait une raison de croire (une expérience, un témoignage, un argument nouveau).
Valide avec P3. Attention à ce que dit vraiment la conclusion : non pas « Dieu n'existe pas », mais « on n'a plus de raison d'y croire ». Le débat porte sur P1 (les preuves sont-elles vraiment réfutées ?) et sur P3 (l'origine d'une croyance dit-elle quelque chose de sa vérité ?).
Analogie. Un enfant croit au père Noël. On n'a jamais prouvé qu'il n'existe pas : on lui montre qui met les cadeaux sous le sapin. L'explication suffit, la croyance tombe. Le croyant répondra : Dieu n'est pas le père Noël, et savoir pourquoi je crois ne montre pas que j'ai tort.

Objections

3

Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.

Le sophisme génétique (Nietzsche lui-même, à propos de la morale) 1887 · attaque la prémisse 3

Dire d'où vient une croyance ne dit pas si elle est vraie : on peut croire une chose vraie pour de mauvaises raisons. Nietzsche l'écrit lui-même de la morale dans Le Gai Savoir : née d'une erreur, sa valeur resterait une question entière.

sans réponse
Nous n'avons pas encore relevé de réponse directe de Nietzsche dans ses textes.
Les nouvelles preuves (Plantinga, Swinburne) 1974 · attaque la prémisse 1

Les preuves n'ont pas été toutes réfutées : des versions nouvelles (argument ontologique modal, argument cumulatif de probabilités) sont défendues par des philosophes de premier plan. P1 est donc contestée.

sans réponse
résumé : son texte n'est pas encore dans notre corpus
Pas de réponse possible : objection formulée en 1974, après sa mort (1900).
C. S. Lewis (le « bulvérisme ») 1941 · attaque la prémisse 3

L'arme se retourne : on peut aussi raconter d'où vient l'athéisme (révolte, désir d'autonomie). Si l'origine suffisait à discréditer une croyance, elle discréditerait les deux camps. Il faut d'abord montrer qu'une thèse est fausse avant d'expliquer pourquoi on s'y trompe.

sans réponse
résumé : son texte n'est pas encore dans notre corpus
Pas de réponse possible : objection formulée en 1941, après sa mort (1900).