Benjamin Constant
Contre Kant : dire la vérité n'est un devoir qu'envers ceux qui ont droit à la vérité.
Sa vie
Écrivain et penseur politique franco-suisse (1767-1830), né à Lausanne, député libéral sous la Restauration. Il oppose la liberté des Anciens, faite de participation au pouvoir, à celle des Modernes, faite d'indépendance privée et de droits individuels. Il est aussi l'auteur du roman Adolphe et d'une grande étude De la religion.
Ses œuvres
Défend l'attachement aux principes, y compris dans un texte où il nuance le devoir de dire la vérité.
Roman bref sur l'amour et la faiblesse du cœur.
Montre que les Modernes veulent surtout l'indépendance privée et la protection des droits.
Ce qu'il a écrit
« nous ne pouvons plus jouir de la liberté des anciens, qui se composait de la participation active et constante au pouvoir collectif. Notre liberté à nous, doit se composer de la jouissance paisible de l’indépendance privée. »
« Le danger de la liberté moderne, c’est qu’absorbés dans la jouissance de notre indépendance privée, et dans la poursuite de nos intérêts particuliers, nous ne renoncions trop facilement à notre droit de partage dans le pouvoir politique. »
« Dire la vérité n’est donc un devoir qu’envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n’a droit à la vérité qui nuit à autrui. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveLes Modernes veulent l'indépendance privée et des droits individuels, non la part au pouvoir collectif des Anciens.
Constant, De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes (1819)