Antony Flew
Une affirmation que rien ne pourrait démentir n'affirme rien : c'est la question qu'il pose aux croyants avec la parabole du jardinier invisible.
Sa vie
Philosophe britannique (1923-2010), professeur notamment à Keele puis à Reading. Dans « Théologie et falsification » (1950), il demande aux croyants ce qui pourrait compter contre leurs affirmations, avec la parabole du jardinier invisible. Il a ensuite défendu la présomption d'athéisme (1976), puis, vers 2004, déclaré croire en un Dieu des déistes, sans religion révélée.
Ses œuvres
Une affirmation que rien ne pourrait infirmer perd tout contenu.
Il faut partir de l'athéisme et demander aux croyants de justifier leur croyance.
Récit, écrit avec Roy Abraham Varghese, de son changement de position vers un Dieu déiste.
Ce qu'il a écrit
« Une belle hypothèse audacieuse peut ainsi être tuée à petit feu : la mort par mille restrictions. »
« Que reste-t-il de votre affirmation initiale ? En quoi ce que vous appelez un jardinier invisible, intangible, éternellement insaisissable diffère-t-il d'un jardinier imaginaire, ou même d'aucun jardinier ? »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveIl défendait une « présomption d'athéisme » (1972), puis a déclaré en 2004 accepter un Dieu déiste ; ce changement est discuté.
Flew, The Presumption of Atheism (1976); There Is a God (2007)
Il suit Hume : les affirmations sur le monde doivent répondre à l'expérience.
Flew, Hume's Philosophy of Belief (1961)
Une affirmation religieuse que rien ne pourrait démentir ne dit rien ; la croyance doit affronter les preuves.
Flew, 'Theology and Falsification' (1950)