Guillaume d'Ockham
Le bien est ce que Dieu veut : sa volonté n'est soumise à aucune règle extérieure.
Sa vie
Frère franciscain anglais (vers 1287-1347), théologien et logicien à Oxford puis en conflit avec la papauté d'Avignon. Il refuse de multiplier les entités sans nécessité (le « rasoir d'Ockham »), défend la liberté de la volonté de Dieu et une logique des termes. Il compte parmi les grands noms de la fin du Moyen Âge.
Ses œuvres
Un traité de logique et de théorie du langage : seuls les individus existent, les universaux sont des signes.
Son cours de théologie à Oxford, sur la connaissance, la volonté et la puissance de Dieu.
Des questions disputées sur la théologie et la philosophie.
Ce qu'il a écrit
« On ne doit jamais poser de pluralité sans nécessité. »
Numquam ponenda est pluralitas sine necessitate
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveDieu est libre et tout-puissant ; il peut tout ce qui n'implique pas contradiction.
Ockham, Quodlibeta septem (vers 1324)
La connaissance des choses singulières commence par l'expérience intuitive, non par des idées abstraites.
Ockham, Ordinatio, Prologue (vers 1318)
La volonté est libre : à causes identiques, elle peut vouloir ou refuser.
Ockham, Quodlibeta septem (vers 1324)
L'obligation vient du commandement de Dieu : le bien est ce que Dieu veut.
Ockham, Quodlibeta septem (vers 1324)
La raison ne peut démontrer beaucoup de vérités théologiques, comme la Trinité ; elles se tiennent par la foi.
Ockham, Quodlibeta septem (vers 1324)