Pierre-Joseph Proudhon
Ouvrier typographe devenu écrivain, il lance en 1840 la formule « la propriété, c'est le vol » et cherche une société d'égaux sans État.
Sa vie
Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), ouvrier typographe puis écrivain né à Besançon, publie en 1840 Qu'est-ce que la propriété ?, où il répond : « C'est le vol ». Il se dit anarchiste et défend une société fondée sur le travail, l'échange entre égaux et le fédéralisme plutôt que sur l'État. Il compte pour les questions de justice, de propriété et d'obéissance.
Ses œuvres
Soutient que la propriété, telle qu'elle existe, permet de vivre du travail d'autrui : « c'est le vol ».
Analyse les contradictions de l'économie de son temps ; Marx y répondra par Misère de la philosophie.
Écrit en prison, il oppose au gouvernement un ordre fondé sur des contrats libres entre les personnes.
Ce qu'il a écrit
« Pourquoi donc à cette autre demande, Qu'est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même, C'est le vol »
« Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu… »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveAntithéiste plutôt qu'athée : il garde Dieu comme hypothèse de la raison mais le combat comme ennemi de l'homme (« Dieu, c'est le mal »).
Proudhon, Système des contradictions économiques (1846)
La justice est immanente à l'humanité : une vraie loi morale inscrite dans les rapports sociaux, non une révélation d'en haut.
Proudhon, De la justice dans la Révolution et dans l'Église (1858)