Le point Oméga : l'évolution monte vers la conscience, et un centre personnel l'attire
Le point Oméga ; la loi de complexité-conscience ; la noosphère
L'histoire, comme l'évolution dont elle est le prolongement, a un sens : elle monte vers un achèvement en Dieu, dont le point Oméga est le centre, et l'homme, qui peut refuser, est invité à y coopérer.
L'évolution monte vers plus de conscience et converge ; pour ne pas s'effondrer, elle a besoin d'un centre personnel qui l'attire.
« Le point Oméga : l'évolution monte vers la conscience, et un centre personnel l'attire » est un argument de Pierre Teilhard de Chardin (Teilhard de Chardin, Le Phénomène humain, écrit en 1938-1940, publié en 1955 (livre IV, « La Survie », et Épilogue), 1955) sur la question « L'Histoire a-t-elle un sens ? » (réponse : un plan divin). Sa thèse : L'histoire, comme l'évolution dont elle est le prolongement, a un sens : elle monte vers un achèvement en Dieu, dont le point Oméga est le centre, et l'homme, qui peut refuser, est invité à y coopérer. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P5). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 2 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
Et si l'histoire humaine n'était que le prolongement d'une histoire plus longue, celle de la matière devenue vivante, puis pensante ? Teilhard voit dans l'évolution une montée : des ensembles toujours plus complexes sont aussi toujours plus conscients. Avec l'homme, la pensée devient capable de se réfléchir ; les hommes, liés par la parole et par la science, forment une couche pensante autour de la Terre, la noosphère, qui se resserre sur elle-même. Pour que cette convergence ait un terme et ne s'effondre pas, il faut, dit-il, un centre : le point Oméga, déjà existant, personnel, qui attire sans dissoudre les personnes. Il l'identifie à Dieu, et pour le croyant au Christ. Teilhard ne dit pas que l'issue est garantie : l'humanité peut refuser.
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Sans la prémisse implicite : Sans P5, l'ordinateur trouve un cas où l'évolution monte vers la conscience, converge vers un centre personnel existant, et où pourtant ce centre n'est pas Dieu et son attraction n'est pas une providence : un centre peut être un fait cosmique sans dessein.
Objections
3Chaque objection est une conversation : clique pour voir qui répond, et où en est le débat.
PPeter Medawar 1961 · attaque la prémisse 1Medawar, biologiste et prix Nobel, juge que l'essentiel du livre n'est pas un raisonnement scientifique mais un enchaînement de formules. Une « loi de complexité-conscience » ne se tire ni de la paléontologie ni de la biologie de l'évolution, et le livre prête aux faits des conclusions qu'ils ne donnent pas. L'ouvrage ne devrait pas être pris pour une science.
un défenseur répond
Medawar, biologiste et prix Nobel, juge que l'essentiel du livre n'est pas un raisonnement scientifique mais un enchaînement de formules. Une « loi de complexité-conscience » ne se tire ni de la paléontologie ni de la biologie de l'évolution, et le livre prête aux faits des conclusions qu'ils ne donnent pas. L'ouvrage ne devrait pas être pris pour une science.
Stephen Jay Gould 1996 · attaque la prémisse 1Gould soutient que l'évolution n'a pas de direction générale vers plus de complexité ou de conscience. La complexité maximale augmente parce que la vie a commencé tout près d'un plancher de simplicité, et que le hasard la fait dériver à partir de là. Les bactéries restent les plus nombreuses. Et si l'on rejouait le film de la vie, il n'y aurait aucune raison que l'homme revienne.
un défenseur répond
Gould soutient que l'évolution n'a pas de direction générale vers plus de complexité ou de conscience. La complexité maximale augmente parce que la vie a commencé tout près d'un plancher de simplicité, et que le hasard la fait dériver à partir de là. Les bactéries restent les plus nombreuses. Et si l'on rejouait le film de la vie, il n'y aurait aucune raison que l'homme revienne.
Walter Benjamin 1940 · attaque la conclusionBenjamin décrit un ange qui, là où nous voyons une chaîne d'événements, voit une seule catastrophe qui amasse des ruines sur des ruines. Une tempête le pousse vers l'avenir, et cette tempête, c'est ce que nous appelons le progrès. Lire l'histoire comme une montée vers un achèvement, c'est oublier les vaincus et les ruines qu'elle laisse derrière.
sans réponse
Benjamin décrit un ange qui, là où nous voyons une chaîne d'événements, voit une seule catastrophe qui amasse des ruines sur des ruines. Une tempête le pousse vers l'avenir, et cette tempête, c'est ce que nous appelons le progrès. Lire l'histoire comme une montée vers un achèvement, c'est oublier les vaincus et les ruines qu'elle laisse derrière.