Alexandre Soljenitsyne
Écrivain russe, huit ans dans les camps soviétiques, qui raconte ce monde dans L'Archipel du Goulag et y voit une ligne entre le bien et le mal qui passe par chaque cœur.
Sa vie
Alexandre Soljenitsyne (1918-2008), écrivain russe, a passé huit ans dans les camps soviétiques puis en relégation, après une condamnation de 1945. Il a fait connaître ce système au monde avec Une journée d'Ivan Denissovitch (1962) et L'Archipel du Goulag (1973), et reçu le prix Nobel de littérature en 1970. Exilé en 1974, il revient en Russie en 1994. Son œuvre pose la question du mal : la frontière entre le bien et le mal passe à travers chaque cœur.
Ses œuvres
Enquête littéraire sur le système des camps soviétiques, où l'auteur voit que le mal vient du cœur de chacun.
Roman d'une journée d'un détenu dans un camp, qui a révélé le Goulag au grand public.
Ce qu'il a écrit
« Si seulement c'était aussi simple ! S'il y avait quelque part des gens noirs d'âme commettant perfidement de noirs méfaits, et qu'il suffise de les distinguer des autres et de les détruire ! Mais la ligne qui sépare le bien et le mal traverse le cœur de chaque homme. Et qui détruira un morceau de son propre cœur ? »
Если б это было так просто! — что где-то есть чёрные люди, злокозненно творящие чёрные дела, и надо только отличить их от остальных и уничтожить. Но линия, разделяющая добро и зло, пересекает сердце каждого человека. И кто уничтожит кусок своего сердца?
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveLes camps l'ont mené à croire en Dieu, et il a soutenu plus tard que bien des désastres modernes viennent de ce que les hommes ont oublié Dieu.
Solzhenitsyn, The Gulag Archipelago (1973)
Il s'oppose à une vision purement juridique et relativiste et parle d'un bien et d'une vérité absolus que l'écrivain doit servir.
Solzhenitsyn, Nobel Lecture (1970); Harvard Commencement Address (1978)
Il reproche à l'humanisme rationaliste d'avoir coupé l'homme du spirituel et appelle à un retour de la conscience religieuse.
Solzhenitsyn, Harvard Commencement Address, 'A World Split Apart' (1978)
Revenant sur les camps, il découvre que la souffrance l'a fait grandir : la vie a un sens dans la croissance de l'âme, non dans la prospérité.
Solzhenitsyn, The Gulag Archipelago, vol. 2, 'The Ascent' (1975)
Il voit l'humain comme imparfait, jamais libre d'orgueil, d'intérêt, d'envie et de vanité, et critique un humanisme qui fait de l'homme la mesure de toute chose.
Solzhenitsyn, Harvard Commencement Address, "A World Split Apart" (1978)