PhilosophesAnselme de Cantorbéry

Anselme de Cantorbéry

Dieu est « ce dont on ne peut rien concevoir de plus grand » : il ne peut donc pas exister seulement dans la pensée.

Augustinisme1033 · 1109 ItalieAoste

Sa vie

Moine né à Aoste, abbé du Bec puis archevêque de Cantorbéry (1093), il est l'un des fondateurs de la théologie scolastique. Il est célèbre pour son argument dit « ontologique » en faveur de l'existence de Dieu, et pour la formule de la foi qui cherche à comprendre.

Ses œuvres

1078
Proslogion

Déduit l'existence de Dieu de l'idée d'un être tel que rien de plus grand ne peut être pensé.

1076
Monologion

Cherche par la raison seule la nature de Dieu et son existence.

1098
Cur Deus homo

Explique pourquoi Dieu a dû se faire homme.

Ce qu'il a écrit

« Car je ne cherche pas à comprendre pour croire, mais je crois pour comprendre. »

Neque enim quaero intelligere, ut credam; sed credo, ut intelligam.

Proslogion, ch. I
« Et nous croyons que tu es quelque chose de tel que rien de plus grand ne peut être pensé. »

Et quidem credimus te esse aliquid, quo nihil majus cogitari possit.

Proslogion, ch. II

Ses positions

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Dieu existe-t-il ?Dieu
AthéismeThéisme
Affirmé

Il soutient que Dieu, ce dont on ne peut concevoir de plus grand, existe nécessairement.

Anselm, Proslogion (1078)

D'où vient ce que nous savons ?Source de la connaissance
Empirisme (de l'expérience)Rationalisme (de la raison)
Interprétation

Sa preuve de Dieu part du seul concept, par le raisonnement pur, sans appel à l'expérience.

Anselm, Proslogion (1078)

Le bien et le mal existent-ils objectivement ?Statut de la morale
Antiréalisme (la morale est humaine)Réalisme moral (vérités morales objectives)
Interprétation

Le bien et la justice sont réels : ils sont une droiture de la volonté qui a sa source en Dieu.

Anselm, De veritate (c. 1080)

La raison peut-elle tout juger, y compris la foi ?Foi et raison
Primauté de la foi / du cœurRaison seule juge
Interprétation

La foi vient d'abord et cherche l'intelligence : il croit pour comprendre, et non l'inverse.

Anselm, Proslogion, ch. 1 (1078)