Julien Offray de La Mettrie
L'homme est une machine : l'âme n'est que le fonctionnement du corps.
Sa vie
Médecin et philosophe français (Saint-Malo 1709 - Berlin 1751), matérialiste. Ses écrits scandalisent et l'obligent à s'exiler en Hollande puis à la cour de Frédéric II de Prusse. Dans L'Homme-machine (1747), il soutient que l'âme dépend entièrement de l'état du corps, et que l'être humain est une machine comme les animaux.
Ses œuvres
Explique les phénomènes de l'âme par l'organisation du corps.
Soutient que l'homme est une machine dont l'âme n'est que le fonctionnement.
Défend une morale du plaisir et voit dans le remords un effet de l'organisation du corps.
Ce qu'il a écrit
« Concluons donc hardiment que l'Homme est une Machine ; & qu'il n'y a dans tout l'Univers qu'une seule substance diversement modifiée. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveIl concède qu'un Être suprême est probable mais sans utilité pour la pratique, et cite avec sympathie l'idée d'un monde athée plus heureux ; on le lit le plus souvent comme athée prudent.
La Mettrie, L'Homme-machine (1747)
Seules l'expérience et l'observation doivent nous guider pour comprendre l'homme.
La Mettrie, L'Homme-machine (1747)
L'âme n'est qu'un nom pour le fonctionnement du corps organisé : l'homme est une machine.
La Mettrie, L'Homme-machine (1747)
Si l'homme est une machine, ses actes découlent de son organisation, non d'une âme libre.
La Mettrie, L'Homme-machine (1747)
Le bonheur, surtout le plaisir et la paix de conscience, est le but de la vie ; le remords est un préjugé à guérir.
La Mettrie, Anti-Sénèque, ou Discours sur le bonheur (1748)