Martin Luther
Devant Dieu, la volonté humaine n'est pas libre : sans la grâce, elle veut le mal ; avec la grâce, elle veut le bien ; mais elle ne choisit jamais son maître. Elle est « serve ».
Sa vie
Martin Luther (1483-1546), moine et théologien allemand, déclenche la Réforme protestante en 1517 en publiant ses 95 thèses contre la vente des indulgences. Il enseigne que le salut vient de la foi seule et de la grâce, et traduit la Bible en allemand. Dans Du serf arbitre (1525), répondant à Érasme, il nie que la volonté humaine puisse, par ses propres forces, se tourner vers le bien : un débat central sur la liberté et la grâce.
Ses œuvres
Critique la vente des indulgences et ouvre la Réforme.
Le chrétien est libre par la foi et serviteur de tous par l'amour.
Réponse à Érasme : sans la grâce, la volonté humaine est captive du péché.
Ce qu'il a écrit
« Ainsi la volonté humaine est placée entre les deux comme une monture : si Dieu la chevauche, elle veut et va où Dieu veut. »
Sic humana voluntas in medio posita est, ceu iumentum, si insederit Deus, vult et vadit, quo vult Deus
« Dieu ne prévoit rien de façon contingente, mais prévoit, projette et fait tout par une volonté immuable, éternelle et infaillible. Cette foudre abat et broie entièrement le libre arbitre. »
quod Deus nihil praescit contingenter, sed quod omnia incommutabili et aeterna infallibilique voluntate et praevidet et proponit et facit. Hoc fulmine sternitur et conteritur penitus liberum arbitrium
« Le libre arbitre sans la grâce de Dieu n'est pas du tout libre, mais captif immuable et serviteur du mal. »
liberum arbitrium sine gratia Dei prorsus non liberum, sed immutabiliter captivum et servum esse mali
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveDieu est souverain et tout-puissant, et le salut dépend de sa seule grâce.
Luther, De servo arbitrio (1525)
Devant Dieu la volonté est asservie : sans la grâce elle veut le mal, et elle ne choisit jamais son maître.
Luther, De servo arbitrio (1525)
La foi passe avant la raison, qu'il appelle la prostituée du diable quand elle juge des choses divines.
Luther, dernier sermon de Wittenberg (1546)
Depuis la chute, la nature humaine est corrompue et ne peut faire le bien par ses propres forces.
Luther, De servo arbitrio (1525)