Mencius
La nature humaine est bonne : chacun porte en lui le germe de la bienveillance.
Sa vie
Mencius (Mengzi, vers 372-289 av. J.-C.) est, après Confucius, le grand penseur confucéen de la Chine ancienne. Il a parcouru les cours des royaumes combattants en conseillant les princes, et ses entretiens ont été réunis dans le livre qui porte son nom. Il soutient que la nature humaine est bonne : chacun porte en lui des « germes » de bienveillance, de justice, de respect et de discernement, qu'il faut cultiver comme on soigne une pousse.
Ses œuvres
Recueil d'entretiens et d'arguments, dont le débat avec Gaozi, qui défend la bonté naturelle de l'homme.
Ce qu'il a écrit
« Le sentiment de compassion est le principe de la bienveillance. Le sentiment de honte et d'aversion est le principe de la justice. Le sentiment de modestie et de déférence est le principe de la bienséance. Le sentiment d'approuver et de désapprouver est le principe du savoir. »
« La bienveillance, la justice, la bienséance et le savoir ne nous sont pas infusés du dehors. Nous en sommes certainement pourvus. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveNous avons une connaissance morale innée, une capacité de connaître le bien sans l'avoir appris.
Mencius, Mengzi (vers 300 av. J.-C.), 7A15
La morale est la croissance des quatre vertus à partir de leurs germes naturels, par la culture de soi.
Mencius, Mengzi (vers 300 av. J.-C.), 2A6
Le bien moral est enraciné dans la nature humaine elle-même, non dans la convention.
Mencius, Mengzi (vers 300 av. J.-C.), 6A6
Chacun porte les germes de la compassion, de la honte, du respect et du jugement ; la bonté est la nature qui se développe.
Mencius, Mengzi (vers 300 av. J.-C.), 2A6 et 6A6