Jeremy Bentham
Le bien, c'est le plus grand bonheur du plus grand nombre : on peut calculer plaisirs et peines.
Sa vie
Jeremy Bentham (1748-1832) est un juriste et réformateur anglais, fondateur de l'utilitarisme. Il pose que le bien se mesure aux plaisirs et aux peines qu'une action produit pour tous ceux qu'elle touche, et veut réformer les lois, les prisons et l'éducation sur cette base. Il compte pour les débats sur la morale, le bonheur et la place des animaux dans notre souci moral.
Ses œuvres
Fonde la morale et le droit sur le principe d'utilité : plaisir et peine sont les seuls critères de l'action.
Critique la théorie du contrat social et défend l'utilité comme fondement du gouvernement.
Projet de prison où un seul surveillant peut observer tous les détenus sans être vu.
Ce qu'il a écrit
« La nature a placé l'humanité sous le gouvernement de deux maîtres souverains, la peine et le plaisir. »
« Il n'appartient qu'à eux seuls d'indiquer ce que nous devons faire, comme de déterminer ce que nous ferons. »
« La question n'est pas : peuvent-ils raisonner ? ni : peuvent-ils parler ? mais : peuvent-ils souffrir ? »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveIl jugeait la religion à ses effets sur le bonheur et tenait la religion naturelle pour sans fondement et nuisible.
Bentham (with Grote), Analysis of the Influence of Natural Religion on the Temporal Happiness of Mankind (1822)
Les mots et les idées doivent se ramener aux sensations de plaisir et de peine et aux choses observables ; il traite les abstractions comme des fictions utiles.
Bentham, Chrestomathia (1816)
L'acte juste est celui qui donne le plus grand bonheur au plus grand nombre (principe d'utilité).
Bentham, An Introduction to the Principles of Morals and Legislation (1789)