Edmund Burke
Une société est un héritage : on la réforme avec prudence, sans la refaire sur plan.
Sa vie
Edmund Burke (1729-1797) est un penseur et parlementaire né à Dublin, actif en Grande-Bretagne. Il écrit sur le beau et le sublime, puis, dans ses Réflexions sur la Révolution en France, il défend l'idée qu'une société est un héritage transmis, qu'on réforme prudemment plutôt que de la refaire sur plan. Il compte pour les débats sur la tradition, le changement et l'autorité.
Ses œuvres
Critique la Révolution française et défend les institutions héritées contre les réformes abstraites.
Rattache le sublime à la terreur et à la puissance, et le beau à l'amour et à la douceur.
Ce qu'il a écrit
« Un État qui n'a pas les moyens de quelque changement n'a pas les moyens de se conserver. »
« Elle devient une association non seulement entre les vivants, mais entre les vivants, les morts et ceux qui sont à naître. »
Ses positions
clique sur une ligne pour voir la preuveLa sagesse pratique vient de la longue expérience de nombreuses générations, non de la théorie abstraite.
Burke, Reflections on the Revolution in France (1790)
Il en appelle à une loi morale supérieure aux gouvernants, qui lie même les gouvernements.
Burke, speeches on the impeachment of Warren Hastings (1788)
La religion et les préjugés hérités portent plus de sagesse que la raison seule d'une génération.
Burke, Reflections on the Revolution in France (1790)
La raison individuelle est faible et les passions fortes ; il faut aux gens la discipline de la coutume, de la religion et des institutions.
Burke, Reflections on the Revolution in France (1790)
Une société est un héritage des générations passées : ses coutumes et ses institutions portent une sagesse qu'il faut conserver et ne réformer qu'avec prudence.
Burke, Reflections on the Revolution in France (1790)